Zoo de Granby : une expertise qui s’exporte au Cameroun

Le directeur conservation et recherche du Zoo de Granby, Patrick Paré, était de passage au Cameroun où l'attraction touristique participe à un projet de conservation et de mise en valeur de la biodiversité du parc national de Campo Ma'an. | PHOTO FOURNIE PATRICK PARÉ
Le directeur conservation et recherche du Zoo de Granby, Patrick Paré, était de passage au Cameroun où l’attraction touristique participe à un projet de conservation et de mise en valeur de la biodiversité du parc national de Campo Ma’an. | PHOTO FOURNIE PATRICK PARÉ

Le Zoo de Granby œuvre à la préservation de la nature jusqu’en Afrique. Il est engagé dans un projet au Cameroun où il participera à la conservation et à la mise en valeur de la biodiversité au parc national de Campo Ma’an au cours des cinq prochaines années.

Le Zoo contribuera ainsi à protéger les centaines d’éléphants, gorilles, chimpanzés et singes mandrill de ce parc, a expliqué à La Voix de l’Est le directeur conservation et recherche du jardin zoologique, Patrick Paré.

Celui-ci était en Afrique en novembre dernier pour signer l’entente officielle qui lie le Zoo de Granby à la Fondation pour l’Environnement et le Développement au Cameroun (FEDEC). L’Université Concordia, avec qui le Zoo a signé un partenariat scientifique en 2014, est aussi engagée dans ce projet. Un étudiant camerounais pourrait venir compléter à Montréal un projet de doctorat.

En mai, une gardienne du Zoo, Valérie Michel, actuellement en Zambie où elle profite d’un congé sabbatique, devrait par ailleurs être de passage au Cameroun pour poursuivre le travail entamé par Patrick Paré. Elle doit entre autres explorer certaines zones du parc de Campo Ma’an et rencontrer des écoliers de la ville de Campo pour les sensibiliser à la protection de l’environnement.

« Depuis plusieurs années, on fait des donations à des projets dans lesquels on n’intervient pas, comme pour la conservation des petits pandas en Chine ou celle des léopards de l’Amour en Russie. Mais on s’est dit que ce serait l’fun d’avoir un projet dans lequel on peut intervenir », explique le directeur conservation et recherche.

Lutte au braconnage

À court terme, le Zoo complétera notamment la littérature sur le parc, dont la superficie est cinq fois plus grande que l’île de Montréal. Il participera aussi à la recherche de financement auprès d’organismes internationaux pour aider les écogardes du parc à lutter contre le braconnage. Ils manquent d’outils et de matériel, comme des véhicules, des talkies-walkies et des GPS, pour y arriver, relève Patrick Paré. Déjà, lors de son premier séjour, le Zoo a offert des lunettes d’approche, des boussoles, etc.

Le Zoo collaborera aussi aux inventaires de la faune avec la World Wildlife Fund (WWF). « Ça va être la première fois qu’on va travailler directement avec eux », se réjouit le directeur conservation et recherche du Zoo. Ensemble, ils souhaitent « favoriser la cohabitation harmonieuse des humains avec la faune ». Un enjeu important, dit-il, car la centaine de communautés limitrophes du parc doivent composer avec le saccage de leurs terres par les éléphants lorsque ceux-ci sortent de la forêt.

Développer l’écotourisme

L’objectif, à plus long terme, est cependant de développer le potentiel écotouristique de l’endroit. Le parc Campo Ma’an est situé à 80 km de la ville touristique de Kribi, fréquentée par des visiteurs européens et chinois. Cette région du Cameroun est épargnée par les attaques de Boko Haram, souligne Patrick Paré… Lire la suite à La Voix de l’Est >>

Source : © La Presse.ca

Par Marie-France LÉTOURNEAU

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