Yannick Noah: “Avec ce nouveau disque, je me mets un peu en danger” – 15/05/2014

L’ancienne gloire du tennis signe son retour musical

Yannick Noah lors d'un concert de charité pour la lutte contre le sida, à Monaco, le 16 juillet 2010
Yannick Noah lors d’un concert de charité pour la lutte contre le sida, à Monaco, le 16 juillet 2010

Après un passage en Corse pour participer à un tournoi avec des anciennes stars du tennis, Yannick Noah sera ce samedi soir sur la scène de The Voice. Une parenthèse musicale qui arrive au meilleur moment pour l’un des chanteurs préférés des Français.

Gala: Yannick Noah, vous étiez pendant deux jours à Porto-Vecchio, en Corse, pour prendre part au Classic Tennis Tour, un tournoi exhibition réunissant d’anciens champions du circuit professionnel. Quelle est la place du tennis aujourd’hui dans votre vie ?

Yannick Noah: Le tennis, c’est moi. Je pense que le jour où je vais me casser la pipe, les gens parleront de tennis. C’est une image de laquelle je ne peux pas me dissocier. Même si je joue moins souvent désormais, le tennis a rythmé mon quotidien pendant plus de 20 ans. J’y pensais tous les jours, j’en rêvais toutes les nuits. Même après 24 ans de retraite, je prends toujours autant de plaisir à jouer.

Gala: Le tennis vous a-t-il apporté plus qu’une reconnaissance sportive ?

Y. N. : Ce qui est incroyable, c’est que même après autant de temps, il reste des vraies amitiés nées de ce sport. Je pense à Henri Leconte, Guy Forget ou encore Fabrice Santoro. Ensemble, on a vécu des choses inoubliables. Certaines visibles par le public mais c’était surtout des années à vivre ensemble à un âge où on avait tous entre 16 et 30 ans. Nos plus belles années.

Gala:Vous voyagez beaucoup entre les États-Unis et la France. Est-ce que vous arrivez quand même à trouver le temps de profiter de votre famille ?

Y. N. : Ma famille voyage toujours avec moi. Même quand je pars aux États-Unis, c’est pour voir mes proches. Je suis très famille.

Gala: On vous a vu récemment au côté de votre fils, Joakim Noah, qui est devenu une véritable star du basket aux USA. Finalement, il est encore possible de se faire un nom dans la famille Noah

Y. N. : Pour moi, cette reconnaissance est secondaire. En tant que père, je suis juste content de mon fils. Aujourd’hui, il s’éclate dans un sport qu’il aime plus que tout. Il a toujours rêvé de jouer au basket depuis tout petit. C’est énormément de bonheur pour moi et toute sa famille de le voir à ce niveau.

Gala:Vous allez bientôt signer votre retour musical avec un nouveau disque qui sortira le 2 juin. A quoi le public doit-il s’attendre ?

Y. N. :Ce disque a été un véritable virage. J’ai travaillé avec les mêmes auteurs que par le passé mais également avec des nouveaux qui m’ont apporté une nouvelle vision. Parmi eux, des jeunes mais aussi Jean-Louis Aubert, qui m’a écrit trois chansons et également Grand Corps Malade. Ce sont des textes que j’ai interprétés avec une immense joie.

Gala: Ce dernier album est-il le plus abouti ?

Je suis tellement content de cet album, je n’ai jamais ressenti ça. Avec ce nouveau disque, je me mets un peu en danger parce que je ne voulais pas rester dans une ligne confortable et continuer simplement dans une voie où il y a un succès que le public connaît déjà. Là, il y a autre chose.

Gala: Après trois ans d’absence, appréhendez-vous ce retour sur scène ?

Y. N. : Pas du tout. Je suis très excité et ça va être long d’attendre. J’adore la scène et j’aime pouvoir chanter tous les jours ici et là avec mon groupe, c’est ce que j’aime par-dessus tout.

Gala: Vous serez ce soir sur TF1 pour la grande finale de The Voice. Quel regard portez-vous sur ce genre d’émission ?

Y. N. : J’aime bien le concept de donner une chance à un artiste sans le voir. C’est une formidable plateforme pour de jeunes chanteurs qui rêvent de vivre de la musique. Même si au final il n’y a qu’un vainqueur, les autres auront vécu individuellement des expériences très fortes et ça pour un artiste, c’est puissant.

Gala: Est-il possible de vous voir la saison prochaine dans un des fauteuils de coach ?

Y. N. : On m’avait proposé au début mais je n’avais pas accepté. J’ai cinq gosses et j’ai besoin de passer du temps avec eux surtout qu’il y en a trois qui vivent aux États-Unis donc forcément, j’ai envie de les voir le plus régulièrement possible.

Source : Gala

Arthur Guyard