Vol inaugural des MA60 – Jean-Paul Nana Sandjo : « Bafoussam, en principe, c’est samedi prochain »

Jean Paul Nana Sandjo, DG de Camair Co | Photo d'archives
Jean Paul Nana Sandjo, DG de Camair Co | Photo d’archives

Le Directeur général de la Camair-Co, Jean-Paul Nana Sandjo, brosse les challenges à relever pour rendre la société compétitive.

Vous venez de prendre le vol Yaoundé-Douala. Comment s’est comporté votre avion ?

Mes impressions sont très bonnes. Nous avons fait un agréable vol sans aucun problème.

Vous rassurez les camerounais que cet avion est fiable ?

Je vais vous faire une confidence. Hier soir, le Directeur général adjoint de Camair-Co et moi-même avons été les premiers à voyager à bord de cet avion avec des cartes d’accès à bord. Nous avons fait le vol Yaoundé-Douala pour bien entendu apprécier l’avion et déguster du confort des MA60 avant tout le monde. Il s’agit d’avions sûrs, fiables. Les passagers qui étaient à bord vont vous le confirmer. Ces avions sont des turbopropulsés 48 places qui se comportent comme les autres de sa catégorie.

Quel sera leur apport sur la compagnie ?

L’apport des MA60 sera énorme. J’ai toujours dit que le problème de la Camair-Co c’est sa flotte. Avec deux avions nouveaux, forcément, la situation va être meilleure.

Vous arrivez au terme d’une première bataille qu’on peut qualifier de bataille à terre. Maintenant, reste la bataille des airs. Comment faire ?

Je vais vous dire une chose. Si nous, camerounais, voulons une compagnie aérienne qui tienne la route, il faudrait que nous ayons un minimum de 10 avions. Aujourd’hui, nous n’avons pas suffisamment de pilotes camerounais. Donc il va falloir choisir. Soit nous voulons absolument tropicaliser les pilotes camerounais, soit nous recrutons des équipages étrangers qualifiés qui travaillent chez Camair-Co, qui sont des employés de Camair-Co.

Nous avons besoin de pilotes. Tout pilote camerounais qui vient prioritairement on le prend. Mais on n’en a pas. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Pour les MA60, il y a un équipage zimbabwéen qui opère sur ces avions depuis 2004. Ils sont même plus expérimentés que les nôtres qui sont en formation en Chine.

Le deuxième équipage est congolais. Ils opèrent sur ces avions depuis 2010. Donc ne nous bloquons pas un certain nationalisme qui ne nous sert pas.

Quelle est l’importance des MA60 pour le redéploiement de la Camair-Co ?

Les MA60 sont trop importants. Nous devons mettre des modules adaptés à chaque portion. Ça ne sert à rien de mettre un 737 de 140 places sur Douala-Yaoundé quand vous avez 40 personnes à bord. Vous aurez perdu beaucoup d’argent. Si vous mettez un MA60, à partir de 20 personnes dans un vol, vous ne perdez pas d’argent. Rien que cet exemple nous permet de comprendre. Parce qu’il vaut mieux faire cinq rotations Douala-Yaoundé, que de faire une seule avec un 737. En gros, ils sont plus adaptés au réseau domestique.

A quand le premier vol ?

Bafoussam, en principe, si tout se passe bien, c’est samedi prochain. Des autres destinations domestiques, il n’y a que Bafoussam qui est opérationnel. Bertoua, pas encore. Bamenda, pas encore. Dès que l’aéroport est prêt, nous y allons.

Source : © La Nouvelle Expression

Propos recueillis par F.B.T.

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