Un quatuor pour battre le Rdpc

C’est une plateforme de l’opposition constituée de l’Upc, du Cpp, de l’Udc et de l’Afp. Ils ont décidé de se mettre ensemble pour triompher face au régime en place via les élections législative et municipale du 30 septembre 2013.

Upc

L’échéance électorale du 30 septembre 2013 approche à grand pas. Dans les partis politiques, les stratégies se peaufinent. Lesquelles seront mises en application pendant la campagne électorale qui s’ouvre officiellement dans une semaine. Certains ont décidé de se mettre ensemble pour glaner le maximum de sièges à l’Assemblée nationale et dans les mairies. C’est le cas de l’Union des populations du Cameroun (Udc), du Cameroon people party (Cpp), de l’Union démocratique camerounaise (Udc) et de l’Alliance des forces progressistes (Afp) qui se sont unis autour d’une plateforme de l’opposition. Celle-ci a choisi pour slogan : « Trop c’est trop, balayons le Cameroun pour construire une nouvelle République ».

Samedi 7 septembre 2013. C’est à l’unisson que les partisans des quatre formations politiques se sont retrouvés à Bonapriso. Mettant ainsi un terme aux « égoïsmes. Pendant que les autres pensent que l’unité n’est pas possible, elle se concrétise ce jour dans cette salle. C’est depuis 23 ans que l’opposition se bat pour une élection à deux tours », rappelle Sam Mbaka, membre du bureau national de l’Udc. Ils estiment que ces élections couplées sont entachées d’irrégularités comme « la multiplication des difficultés concernant la vie quotidienne, la mauvaise gouvernance se traduisant par l’incompétence, la laxisme, l’immoralité et les scandales ; la multiplication des mouvements de revendications réprimés ou atténués par des solutions ponctuelles et peu durables ; le sentiment d’abandon des camerounais(es) vis-à-vis de leurs gouvernants et la croissance de l’indifférence vis-à-vis de tout ce qui concerne l’Etat, le système démocratique verrouillé et manipulé par le système… ».

Il faut relancer la machine du changement. C’est pour cette raison que les leaders de cette plateforme sollicitent la participation massive du peuple camerounais. « Nous avons la détermination de continuer sans relâche jusqu’à l’obtention du changement du Cameroun et assurer cette victoire. Notre victoire dépend du peuple camerounais. Trop c’est trop, nous sommes les balayeurs du Cameroun et nous devons nous assurer dès maintenant que tout le monde à retirer sa carte et à voter le 30 septembre », précise Edith Kah Walla, présidente nationale du Cpp. Et le Dr Adamou Ndam Njoya de l’Udc de renchérir : « L’important est de regarder devant avec un esprit de partage. L’esprit patriotique que nous avons ne peut pas vieillir, ne peut pas se fatiguer. Au soir du 30, la démocratie va triompher parce que le Cameroun a des potentialités mais il n’est pas géré ». Par ailleurs, ils ont invité leurs militants, s’agissant des municipales, à voter le CPP à Douala 1er, l’Udc à Douala 2e, l’Upc à Douala 3e, l’Afp à Douala 4e, l’Upc à Douala 5e et l’Upc à Bafoussam 1er. Pour ce qui est des législatives, ils doivent soutenir et élire l’Udc à Wouri centre, l’Upc à Wouri sud et Est ainsi que dans la Mifi.

Le pacte républicain

C’est l’aboutissement d’un processus entamé depuis le 13 mars 2004. De manière consensuelle, les signataires s’engagent entre autres de : défendre les intérêts et la souveraineté du peuple camerounais ; promouvoir et défendre les intérêts des classes laborieuses et marginalisées ; mettre en œuvre une stratégie de lutte dynamique pour la transparence électorale et contre la fraude électorale avant, pendant et après le vote ; réagir de manière forte et concertée en cas de fraude électorale ; gouverner suivant les principes d’intégrité, de transparence, de gouvernance participative et inclusive et d’innovation ; se repartir les fonctions sur la base des critères tels que la compétence, le genre, la représentativité sociologique, la disponibilité réelle, etc. ; travailler au niveau de l’Assemblée nationale à la défense des intérêts de nos populations les plus défavorisées, au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, à la mise en œuvre d’un véritable système électoral crédible, transparent et conforme aux normes africaines et internationales en la matière. Les différents partis se mettent aussi d’accord de se soutenir les uns et les autres sur le terrain durant la campagne.

Frank William BATCHOU

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