Tunisie : un grand pas vers la protection de l’environnement

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Tunisie : un grand pas vers la protection de l’environnement

Depuis 2011, année de la révolution, la Tunisie fait face à une mauvaise gestion des déchets dans les villes. Cela est notamment dû à des manques de moyens et de civisme. Une police spéciale pour l’environnement est créée afin de lutter contre ce fléau. Explications avec CAMERPOST.

Une police de l’environnement pour lutter contre la prolifération des déchets

Ils sont présentés en grande pompe, avec de nouveaux matériels et des pickups flambants neufs. Ils, ce sont les policiers de l’environnement qui ont été spécialement formés pour lutter contre la prolifération des déchets dans les villes et à la campagne en Tunisie. Il faut dire que les raisons ne manquent pas pour que cette initiative soit prise. En effet, depuis la révolution de 2011, les municipalités font face à des manques de moyens cruciaux pour le maintien de la salubrité publique. Dans les situations extrêmes, ce sont même les municipalités qui viennent à jeter les ordures dans les espaces publics. Toutefois, les responsables déplorent également le manque de civisme de certains. La police de l’environnement a donc été créée pour faire respecter la propreté sur l’espace public. En marge de cette création, des centaines de bennes à ordures ont été livrées. Ainsi, il sera désormais interdit de jeter ses ordures n’importe où, la police veille.

Accorder un peu de temps d’adaptation avant de sanctionner

Toutefois, l’instauration de la police de l’environnement ne va pas s’accompagner tout de suite de sanctions envers les fautifs. En effet, la police va accorder un mois d’adaptation à la population tunisienne avant d’appliquer effectivement la loi. Cette période sera utile pour la sensibilisation au maintien de la propreté des espaces publics. Dès le mois de juillet, la police va sanctionner systématiquement toutes les infractions à l’environnement. Ainsi, si quelqu’un jette ses ordures dans un endroit autre qu’une benne à ordure, il pourra être tenu de payer une amende allant de 14,5 à 21 euros. S’il s’agit d’un délit, l’amende pourra aller jusqu’à 363 euros ou, éventuellement, une peine de prison si l’acte entraîne une mise en danger de la santé publique.

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