Thierry Atangana, Mounchipou, Engo, Titus Edzoa et les autres bientôt libres ?

Le Chef de l’Etat a signé le mardi 18 février 2014, un décret portant commutation et remise de peines au bénéfice de personnes condamnées et détenues pour infractions diverses.

Titus Edzoa
Titus Edzoa

Le communiqué signé du Secrétaire Général de la Présidence de la République et rendu Public le mardi 18 février 2014, précise : « A l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification du Cameroun, LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, SON EXCELLENCE PAUL BIYA, a signé ce jour un décret portant commutation et remise de peines au bénéfice de personnes condamnées et détenues pour infractions diverses. Pris en vertu du pouvoir régalien et des prérogatives que lui confère la Constitution, cet acte de mansuétude et d’humanisme du CHEF DE L’ETAT célèbre, en ce moment historique pour la Nation, les idéaux et vertus d’unité nationale, de paix et de tolérance auxquels le Peuple camerounais est profondément attaché ».

Il faudra donc comprendre à travers cet acte que le Chef de l’Etat fait montre de mansuétude d’autant plus que le contexte de célébration du Cinquantenaire de la réunification s’y prête. Mais à y regarder de près l’on se rend bien compte que les remises de peines quoi que régulièrement accordées lors de la célébration de la fête nationale, le 20 mai de chaque année, ont ceci de particulier qu’elles ne concernent jamais les personnes condamnées pour détournement de deniers publics. Cet acte du chef de l’Etat apparait à certains égards comme taillé sur mesure pour les prisonniers d’un certain ordre. Force est de constater que les personnalités embastillées lors lancement de l’opération épervier sont dans l’ensemble concernées par ce décret. Logiquement, elles devraient recouvrer la liberté, même si de nombreux observateurs avertis du paysage politico-juridique tempèrent en soulignant : « c’est un acte politique et quoi qu’on en dise c’est le président qui décide en dernier ressort…c’est donc lui choisira ceux qui quitteront leur cellule et ceux qui y resteront…il ne faut pas perdre de vue qu’il y’a une certaine pression de l’extérieur notamment de la France pour la libération de certains des prisonniers concernés par ce décret ». Les prochains jours apporteront les réponses attendues.

© Camerpost.com : Hakim ABDELKADER

Vous aimez ? Partagez !

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz