Tests IRM : la nouvelle arme contre la fraude sur l’âge des footballeurs

Les tests IRM, nouvelle arme contre la fraude sur l’âge des footballeurs | DR
Les tests IRM, nouvelle arme contre la fraude sur l’âge des footballeurs | DR

Depuis quelques années, les instances mondiales imposent ces contrôles pour s’assurer de l’âge réel des joueurs dans les catégories inférieures.

La nouvelle avait suscité l’intérêt des médias, certains parlant même de mini-séisme. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que 14 joueurs d’une sélection comme celle de ces Lions cadets sont mis à l’écart, car soupçonnés d’être bien plus âgés qu’ils ne l’ont déclaré.  Une prouesse réalisée grâce à l’« arme » à la mode de la Fédération internationale de football association (FIFA) et ses Confédérations à travers le monde. En effet, le passage à l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) est devenu quasiment obligatoire pour les sélections jeunes. «Il faut garantir l’équité et l’égalité des chances. Pour les compétitions de jeunes, on peut penser que des gens seraient tentés de tricher sur l’âge et de présenter des joueurs un peu plus âgés pour pouvoir gagner des compétitions », confiait le Dr Yacine Zerguini, membre de la Commission médicale de la FIFA sur le site de l’instance.

La CAF a ainsi dépêché au Cameroun un expert, le Dr Muazu Abdoulkadir Moussa, en fin juin dernier pour s’assurer de l’âge des joueurs qui participeront aux éliminatoires de la coupe d’Afrique des -17 ans dans quelques semaines. L’examen consiste, à travers un test d’ossement, à connaître plus ou moins l’âge d’une personne. Si on ne peut affirmer que le test est certain à 100%, la marge d’erreur reste toutefois moindre (différence de quelques mois), comparée, par exemple, aux radiographies qui laissent une marge de 18 mois selon les spécialistes. Les tests IRM sont devenus systématiques depuis la coupe du monde des cadets de 2009 au Nigeria, où de nombreux soupçons pesaient sur l’équipe-hôte de la compétition, principalement son capitaine, Fortune Chukwudi. Ce dernier était accusé par un ancien président de club d’avoir minimum 25 ans. Une nouvelle qui a choqué et rendu nécessaires les tests IRM qui se faisaient de façon aléatoire.

Mais le phénomène de fraude sur les âges ne se limite pas au continent africain puisque même l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est sont réputées dans ce domaine. Lors d’un séminaire sur l’utilité de l’IRM en 2012, la CAF prenait pourtant en exemple la Confédération asiatique de football qui aurait « éradiqué le phénomène » grâce aux tests IRM. Alors, est-ce la garantie d’un football où les joueurs de la même tranche évoluent vraiment ensemble ? Difficile de le dire, d’autant que le contrôle est plus strict dans les compétitions réservées aux U17 alors que les autres catégories restent peu contrôlées. En fait, l’IRM ne concerne que les joueurs de moins de 18 ans parce qu’après cet âge, l’ossification prend fin. De plus, tous les pays ne disposent pas toujours des moyens financiers ni des infrastructures adéquates. Mais c’est déjà un début.

Source : © Cameroon Tribune

Par Josiane R. MATIA

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