Termi­na­tor Geni­sys : Au cinéma pour un éter­nel recom­men­ce­ment d’un héritage lourd à porter – 01/07/2015

Il le promet à chaque fois, et tient toujours paroles: Termi­na­tor est de retour. Pour la cinquième fois en 30 ans, le célèbre person­nage imaginé par James Came­ron revient sur les écrans avec ce Termi­na­tor Geni­sys tant attendu.

Un peu comme si celui sorti en 2009 n’exis­tait pas,  Termi­na­tor Geni­sys renvoie les fans de la fran­chise en 2003, date du 3e opus Le soulè­ve­ment des machines, maissurtout en 1984 et 1991, années de sortie des deux premiers volets qui, pour des raisons bien distinctes, ont révo­lu­tionné le film d’ac­tion. De manière assu­mée, un peu trop parfois, ce nouvel opus fait sans cesse réfé­rence aux deux premiers films de la fran­chise, les deux réali­sés par James Came­ron. L’his­toire, elle, ne varie pa : il s’agit de proté­ger Sarah Connor, la mère de John Connor, chef de la résis­tance qui s’op­pose à la prise de pouvoir des machines dans un futur proche. Les robots envoient un Termi­na­tor dans le passé afin de suppri­mer celle qui doit donner nais­sance à leur pire ennemi. John Connor de son côté envoie un de ses lieu­te­nants, Kyle Reese, afin de contra­rier leurs plans. La rencontre sera explo­sive.

D’ex­plo­sions, ce Termi­na­tor Geni­sys n’en manque pas. D’im­pres­sion­nantes courses pour­suites, des bastons musclées, des fusillades homé­riques… tous les ingré­dients qui ont fait le succès de la fran­chiseTermi­na­tor sont là. Mais trop juste­ment. A force de clin d’œil, de réfé­rences, de retour dans le temps sur des événe­ments connus, avec des person­nages déjà vus, c’est une légère impres­sion de redite et de répé­ti­tion qui prédo­mine. Même dans les scènes d’ac­tion, fort réus­sies, ce Geni­sys n’in­nove pas beau­coup.

Passé une expli­ca­tion très complexe et peu convain­cante sur les voyages dans le temps réali­sés par les héros, le film ne semble trou­ver son souffle que dans sa dernière partie, comme si le réali­sa­teur et le scéna­riste avaient mis du temps avant de s’af­fran­chir du lourd héri­tage qui leur était confié.Niveau casting, si Jason Clarke et Jai Court­ney en font trop, Emilia Clarke s’en sort avec les honneurs dans le rôle culte de Sarah Connor. A noter égale­ment la parti­ci­pa­tion réus­sie de l’ex­cellent J.K.Simmons, le prof de musique sadique de Whiplash.Mais un Termi­na­tor n’est défi­ni­ti­ve­ment pas un Termi­na­tor sans celui qui a rendu le person­nage célèbre, Arnold Schwar­ze­neg­ger. L’ac­teur améri­cain se paye même le luxe, merci les effets spéciaux, de jouer le fameux robot dans trois tempo­ra­li­tés diffé­rentes. Malgré ce senti­ment de déjà vu un peu gênant, on en rede­mande surtout avec un Schwarzy dont on imagine qu’il ne pourra pas tenir le rôle éter­nel­le­ment.

Source : © Gala.fr

Par Jean-Christian Hay