Tchad : Il y a un an, Idriss Déby prêtait serment

Après sa réélection controversée il y a un an, l’heure est au bilan pour le président Idriss Déby Itno. A Ndjamena la capitale, la population semble toujours attendre les promesses électorales.

Idriss Déby
Président du Tchad (Photo: Deutsche Welle)

Candidat à sa propre succession après 26 ans au  pouvoir, le président Déby s’est engagé dans la foulée de la campagne électorale d’avril 2016 à favoriser l’accès à l’eau potable, à un système sanitaire de qualité et au logement décent pour tous.

Déby avait aussi promis de lutter contre la corruption, la pauvreté ainsi que d’engager une reforme de l’État. Mais à peine investi, le 8 août 2016, le pays s’est enfoncé dans une crise économique sans précédent, obligeant les fonctionnaires de l’Etat a déclencher des grèves perlées qui ont duré des mois.

Aujourd’hui, les Tchadiens se disent déçus du bilan et le font savoir.

“Vous ne pouvez pas diriger un pays quand vous n’avez pas de vision. Déby n’a pas de vision en ce moment. Il faut donner des orientations en tant que leader, ce sont des problèmes liés au leadership : Moi j’évaluerais à partir d’une vision, or il n’y en a pas. On a mis un quart de siècle pour réformer mais c’est dans le désordre le plus total. Je suis honnête, je crois qu’on a vraiment perdu une année, et ça va continuer, je vous le dis. On est à environ deux tiers des moyens de l’État en moins pour fonctionner. » Explique-t-il.

Contacté, Jean Bernard Padaré, le porte parole du parti au pouvoir (MPS) répond aux critiques sur les droits de l’homme et la situation économique du pays. La justice s’applique avec rigueur à tous ceux qui ne respectent pas la loi, selon lui. Quant à la dégradation des conditions de vie des Tchadiens, il estime que celle-ci s’explique par l’effondrement des prix de pétrole.

Pour bon nombre de Tchadiens, Déby a fait trop de fausses promesses. Beaucoup se souviennent encore de sa première promesse faite à l’occasion de sa  première déclaration, le 4 décembre 1990, à savoir: “Je ne vous apporte ni or, ni argent, mais la liberté.”

Une liberté presque confisquée au regard des arrestations arbitraires, intimidations, interdictions des manifestations, de réunions publiques et traques des paisibles citoyens depuis 26 ans au Tchad.

Source : Deutsche Welle par Blaise Dariustone

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