Tchad – Lutte contre Boko Haram : la situation relativement calme dans la région du Lac

Les environs du lac Tchad sont régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram, comme ici à Ngouboua, en avril 2015. |© AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES
Les environs du lac Tchad sont régulièrement la cible d’attaques de Boko Haram, comme ici à Ngouboua, en avril 2015. |© AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

La situation est restée globalement calme dans la région tchadienne du Lac, malgré la reprise des opérations militaires à la frontière avec le Nigeria et le Niger, ainsi que quelques incidents en lien avec l’action humanitaire, selon le seizième rapport périodique du Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), publié vendredi.

Le rapport d’OCHA sur la situation dans la région du Lac et l’impact de la crise nigériane provoquée par la secte Boko Haram, fait état du pillage, le 27 juin, des articles ménagers essentiels (composés de moustiquaires et de kits eau hygiène et assainissement) destinés à une distribution par une ONG locale, partenaire d’une Agence des Nations Unies, sur le site de Tchoukoutalia. Mais “les forces de l’ordre ont récupéré une partie du matériel volé et la distribution s’est terminée dans le calme”.

Par ailleurs, une tentative d’évasion à la prison de Bol, le 25 juin, a donné lieu à trois morts et sept blessés. Enfin, dans la sous-préfecture de Kaiga, le 10 juillet, 19 membres d’un groupe armé auraient fait irruption dans une localité à environ 5 km de Kaiga, entraînant la fuite des habitants, qui sont ensuite revenus dans le village et ont constaté la mort d’une personne et le pillage des vivres.

Le document souligne par ailleurs que l’accès humanitaire est globalement satisfaisant pour la plupart des partenaires. “Aucun incident contre les acteurs humanitaires n’a été rapporté et l’accès est facilité sur l’ensemble de la zone, hormis dans les zones où les opérations militaires sont en cours depuis mi-juin. La recrudescence de l’utilisation de mines début juin dans la région du Lac peut laisser craindre une restriction d’accès dans certaines zones frontalières et des conséquences sur les possibilités de retour et de solutions durables”, précise-t-il.

Un plan de réponse d’urgence de 90 jours pour les quatre pays du bassin du Lac Tchad (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad) a été développé par la communauté humanitaire afin d’orienter les contributions des bailleurs des fonds vers les besoins prioritaires d’ici à fin septembre. Ce plan met en exergue des vulnérabilités exacerbées par la saison des pluies, les opérations militaires en cours et la période de soudure, dans un contexte général de faible accès aux services essentiels. Pour le Tchad, l’assistance multisectorielle à environ 250.000 personnes dans le besoin est estimée à 16 millions de dollars pour les trois prochains mois, alors que les besoins totaux pour la région du Lac en 2016 s’élèvent à 94 millions…

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