Tabaski : Ces moutons valent un prix d’or

Les musulmans de Douala estiment qu’il a été revu à la hausse ; contrairement à l’année dernière. Malgré cela, l’acte du sacrifice, au nom d’Allah, sera posé ce mardi 15 octobre 2013.

MOUTONS-TABASKI

Ce n’est plus qu’une affaire d’heure. La fête de la tabaski. La fièvre des préparatifs est au maximum dans les foyers musulmans. Chacun s’active pour s’offrir le meilleur mouton à sacrifier en hommage à Ibrahim et à son fils Ismaël. « Je dois offrir le meilleur mouton en sacrifice à Allah afin de lui dire merci pour tous ces bienfaits et recevoir encore autant de bénédiction venant de lui », souligne Seydou Mahamat, un fidèle. Et Khadjidja d’ajouter : « On sacrifie pour avoir la bénédiction auprès d’Allah, ça c’est d’un. Et de deux, c’est pour se purifier en quelque sorte ».

Dans les marchés de la ville de Douala, les va-et-vient des vendeurs, revendeurs et clients s’observent à tous les niveaux. C’est le cas au marché des moutons à Bonaloka, non loin de l’aéroport international de Douala. Les discussions sont âpres. Car, il faut débourser entre 50.000 et 200.000 Fcfa. Ce qui n’est pas toujours à la portée de bourse de tous les potentiels acquéreurs. « Ce n’est pas facile avec les temps qui courent. J’aurai bien voulu m’offrir ce mouton là, mais le prix est très élevé. On me demande 200.000 Fcfa. J’ai pourtant pris un mouton à la même corpulence l’année dernière à 120.000 Fcfa. Les prix sont en hausse cette année », remarque Hassan, nostalgique. Un constat fait par plusieurs clients rencontrés sur ce site de vente. Quel que soit le coût, l’achat finit par avoir lieu et le sacrifice aura lieu. Question de suivre les prescriptions du Saint Coran.

Au marché de Bonaloka, toute une organisation est mise en place pour s’assurer de la santé des bêtes. Il ne faut pas offrir un mouton malade en sacrifice à Allah. « L’agent vétérinaire que je suis à pour rôle de faire l’inspection sanitaire des animaux qui arrivent. J’inspecte leur état avant leur abattage », confie Mouankambou le vétérinaire. A côté, des jeunes assurent la garde moyennant quelques pièces. « Si quelqu’un n’a pas d’endroit pour garder ses moutons à la maison, il peut le laisser ici. On écrit son nom sur le mouton avec la peinture pour qu’il n’y ait pas confusion quand il reviendra chercher », raconte Ibrahim. Pendant ce temps, les couturiers travaillent jour et nuit pour livrer, avant le jour-j, les commandes de vêtements pour la fête. A tous, on souhaite : Barka Da Sala !

Frank William BATCHOU

 

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