Syrie : Un otage américain décapité par les djihadistes – 20/08/2014

twitter-Michael-van-PoppelSoumis aux bombardements de drones et de jets américains en Irak, les djihadistes de l’Etat islamique se sont vengés de la pire manière : ils ont diffusé mardi soir une vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley, qui était retenu en otage en Syrie depuis près de deux ans.

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Le site de soutien à James Foley (capture)

James Foley, qui travaillait pour le site Global Post et pour l’AFP, avait disparu en Syrie le 22 novembre 2012, et était détenu par l’Etat islamique en Irak et au Levant (ISIS), devenu l’Etat islamique après son offensive dans le nord de l’Irak au printemps.

Si la Maison Blanche indique que la vidéo n’a toujours pas été authentifiée, la mère de James Foley a déjà publié un message sur Facebook, au nom des parents, indiquant qu’il avait « donné sa vie pour révéler au monde les souffrances du peuple syrien ». Elle ajoute :

Le message de la mère de James Foley (Via Facebook)
Le message de la mère de James Foley (Via Facebook)

« Nous n’avons jamais été aussi fiers de notre fils Jim ».

Un autre journaliste américain, Steve Sotlof, est présenté vivant dans la même vidéo, en même tenue orange que James Foley, et les djihadistes lancent un message à Barack Obama, lui disant que la vie de son concitoyen est entre ses mains s’il poursuit ses raids en Irak. Sotlof a disparu en Syrie il y a un peu plus d’un an, le 4 août 2013.

twitter-Michael-van-Poppel-2Un des collègues de James Foley, Jeb Boone, a supplié le public, sur son compte Twitter, de ne pas regarder la vidéo de la décapitation sur YouTube, par respect pour la mémoire du défunt.

« Ne regardez pas la vidéo. Honorez sa mémoire. C’était un sacrément bon journaliste. Le monde est moins bon sans lui ».

twitter-Jeb-BooneRue89 ne diffusera pas cette vidéo qui n’ajoute rien à cette information sinistre.

James Foley était connu et apprécié par tous les reporters qui couvrent ces conflits.

twitter-Ulysse-ParisCette annonce intervient alors que les frappes américaines, quotidiennes depuis une dizaine de jours, ont permis de dessérer l’étau des djihadistes sur le Kurdistan irakien, et aidé la contre-offensive des peshmergas, les combattants kurdes, qui ont repris tout ou partie du grand barrage de Mossoul qui avait été capturé par l’Etat islamique.

Barack Obama, qui a vaincu ses réticences à remettre le doigt dans l’engrenage irakien, tente de convaincre l’opinion américaine qu’il n’y a pas de risque de réengager les Etats-Unis dans une guerre dont les Américains croyaient s’être extirpés après avoir payé le prix fort.

Source : Rue89.nouvelobs.com