Soudan du Sud : l’UNICEF confirme la libération de 250 enfants soldats – 24/03/2015

Des enfants-soldats assistent à une cérémonie de désarmement et de démobilisation d'enfants enrôlés dans la guerre civile à Pibor, organisée par l'Unicef le 10 février 2015 au Soudan du Sud | © afp.com - Charles Lomodong
Des enfants-soldats assistent à une cérémonie de désarmement et de démobilisation d’enfants enrôlés dans la guerre civile à Pibor, organisée par l’Unicef le 10 février 2015 au Soudan du Sud | © afp.com – Charles Lomodong

Quelque 250 enfants enlevés au Soudan du Sud ont été libérés par leurs ravisseurs rebelles qui durant la détention les utilisaient comme des soldats, a confirmé l’UNICEF, dans un communiqué reçu mardi à APA.

Parmi les enfants libérés se trouvent quatre filles, dont une âgée de neuf ans, a affirmé l’UNICEF.

L’agence onusienne et ses partenaires vont lancer le processus de recherche de leurs familles et, si nécessaire, fournir un soutien psychosocial, a indiqué le communiqué.

‘’Alors que nous nous félicitons de la liberté de ces enfants, nous sommes aussi profondément préoccupé par les autres centaines d’enfants enlevés dans le Haut-Nil et l’Unity États”, a ajouté l’agence onusienne.

L’UNICEF a toutefois souligné que des milliers d’enfants sont encore obligés de se battre aux côtés des deux belligérants dans le conflit du Soudan du Sud qui a commencé en décembre 2013.

La faction ‘’Cobra” devrait également, sur un total de 3000 qu’elle retient, libérer 400 enfants soldats dans les deux jours à venir, en vertu d’un accord signé avec le gouvernement, a indiqué l’UNICEF.

Toutefois, le fléau du recrutement d’enfants soldats est loin de s’estomper au Soudan du Sud, avec environ 12 000 enfants continuant de se battre dans les rangs des factions belligérantes du pays, ajoute le communiqué.

La guerre civile a éclaté dans la plus jeune nation du monde en décembre 2013, après que le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président, par ailleurs actuel chef rebelle Riek Machar, de tenter un coup d’Etat.

Pour sa part, l’UNICEF a accusé le gouvernement et les groupes rebelles de recruter de force, en février dernier, des centaines d’enfants dans leurs rangs.

Le gouvernement et les rebelles ont été accusés d’atrocités et de crimes de guerre, notamment des viols collectifs, des massacres et des attaques contre les organisations humanitaires et les casques bleus.

© CamerPost avec © APA

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