Cameroun – Sommet extraordinaire de la CEMAC : Comment Paul Biya et ses pairs ont sauvé le franc CFA

Comment Paul Biya et ses pairs ont sauvé le franc CFA | Ph. © PRC

Confrontés à un ralentissement de la croissance commune stagnant en deçà de 2,4 % et exposés aux dérives de la baisse du prix du baril du pétrole, en sus de la décote de la balance économique mettant en débet, le débat de la dévaluation du franc CFA, le président Paul Biya et ses pairs de la CEMAC, réunis les 22 et 23 décembre 2016, à Yaoundé, au cours d’un Sommet extraordinaire, sont parvenus aux solutions drastiques mais efficaces, pour la relance de la croissance, par de nouveaux ajustements structurels.

Des dix derniers conclaves des chefs d’État de la zone CEMAC, le Sommet extraordinaire de Yaoundé, tenu le 23 décembre 2016, est de loin le plus important, tant il marque d’un sceau décisif, le tournant de la communauté des destins des pays d’Afrique centrale, confrontés depuis plusieurs années aux affres d’une intégration sous-régionale à deux vitesses. En quoi le Sommet de Yaoundé était-il important ? Le constat d’avant-sommet est acerbe. Depuis 2014, l’Afrique centrale affiche des signes d’essoufflement économiques. Bien que certains États comme le Cameroun et la Guinée équatoriale qui présentent un taux de croissance de 4,6 % pour Yaoundé et 7% pour Malabo, le compte commun au niveau de la CEMAC est loin d’être bon. La CEMAC a du mal à décoller, à l’instar de la compagnie Air CEMAC. Pire, à force d’hypocrisie, la CEMAC a fini par avoir du plomb dans les ailes. Le président Biya a posé son le diagnostic : « Comme vous le savez, pendant une longue période, notre sous-région a joui d’une stabilité macro-économique appréciable : une croissance forte, une inflation faible et des réserves de change abondantes ont été sa caractéristique. La situation a aujourd’hui changé, a reconnu le président Biya.
Les cours de nos matières premières, dont le pétrole, ont connu une chute brutale. Associée à d’autres chocs exogènes (terrorisme, nombreuses manifestations d’insécurité), cette crise a profondément contribué à fragiliser nos économies. Leur croissance a reculé, l’inflation a repris et nos réserves de change ont substantiellement baissé. Cette situation, si elle venait à perdurer, pourrait mettre en péril les fondements de notre sous-région et de notre Communauté Economique et Monétaire. Nous devons donc agir, et vite ; nous devons agir ensemble. »

C’est tout dit, les pays de la CEMAC ont les clignotants économiques au rouge et stagnent à moins de 2,5 % de croissance. D’où l’évocation d’une dévaluation du franc CFA, tant est qu’il y avait péril en la demeure. Tenez, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la chute des cours du pétrole a fait chuter les recettes des pays de la CEMAC de 70 %, en dehors du Cameroun de Paul Biya qui fait office de bon élève dans sa diversité économique. Mais, le Cameroun et le Tchad subissent un ralentissement des recettes publiques à cause de la guerre pérenne menée contre la secte islamiste Boko Haram. En gros, la croissance communautaire a chuté de 4,8 % à 1,7 % entre 2014 et 2016, selon le FMI. Le déficit budgétaire communautaire se situe actuellement à 9 % du PIB contre 1,8 % en 2014. Conséquence, les pays de la CEMAC qui passent pour être des producteurs d’or noir en ont bavé et accumulent, depuis 2008, des déficits de leurs balances courantes, en même temps qu’un épuisement des réserves qui sont les épargnes à la BEAC, puis le surendettement. Plus grave, certains pays connus pour prospères ont du mal à payer les salaires des fonctionnaires…

L’urgence de l’action

En tant que président du pays qui fait office de leader incontesté de la zone CEMAC (le Cameroun pèse 50 % du poids économique et démographique de l’Afrique centrale), Paul Biya a vite fait de prendre ses responsabilités et de battre le rappel des troupes, parmi ses pairs, pour une mobilisation urgente contre la menace d’une seconde dévaluation du CFA, dû aux exécrables prestations de la CEMAC, le mauvais élève de l’intégration et de la levée des barrières douanières en Afrique. L’urgence était visible. Face à la crise, le FMI fut sollicité afin de réajuster les comptes des Etats de la CEMAC, mais surtout, afin d’éviter une seconde dévaluation du Franc CFA, une vingtaine d’années après la première qui ne fit pas prospérer les nations africaines…

Réunis à Yaoundé, la capitale camerounaise, les chefs d’État du Cameroun, du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de la Centrafrique sont convenus « d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI », ainsi que stipule le communiqué de clôture des assises tenues au palais de l’Unité. Autrement dit, en mieux et places d’une dévaluation aux conséquences incertaines, les pays de la CEMAC devront négocier un accompagnement de Programmes d’ajustement structurels (PAS) avec l’institution de Bretton Woods pour aboutir au redressement de leurs comptes publics. Et c’est le moindre mal, car le FMI d’aujourd’hui à lui-même opéré sa propre mue. Les 21 pays africains qui sont sous PAS avec le FMI, ne s’en plaignent pas. 17 d’entre eux bénéficient d’appuis financiers consistants.

Le président Paul Biya et ses pairs ont donc vu juste. Le PAS vaut mieux que la dévaluation. Mieux, le franc CFA est encore important pour nos économies fragiles, tant il contribue au renforcement de la stabilité macro-économique des Etats, et ne nécessite donc pas, par conséquence un réajustement de la parité monétaire actuelle. C’est clair que le président Paul Biya et ses frères de la CEMAC ont remporté une victoire structurelle et conjoncturelle qui en appelle à des résultats conjecturels. Mme Christine Lagarde, la directrice générale du FMI sait gré au président Paul Biya des efforts de redressement de l’économie de la diversité, elle qui s’inquiète de la baisse des réserves de change des pays de la zone CEMAC avait déjà effectué le déplacement de Yaoundé en janvier 2016 pour se féliciter du modèle camerounais, recommandé aux autres Etats membres de la CEMAC. La note d’optimisme du Sommet de Yaoundé vient de la bouche du président Paul Biya : « Notre sous-région ne saurait être dans une impasse. Si nous restons unis et solidaires, Si nous traduisons notre volonté politique par l’adoption de mesures appropriées, Je suis persuadé que nous renouerons avec le progrès et la coprospérité. » Sur ce plan, le président Paul Biya marque encore des points. Ses pairs aussi.

Par Georges Annicet Pagbe,

Économiste

Poster un Commentaire

6 Commentaires sur "Cameroun – Sommet extraordinaire de la CEMAC : Comment Paul Biya et ses pairs ont sauvé le franc CFA"

Me notifier des
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Roméo Happipi

Comment Paul Biya et ses pairs ont sauvé le Franc CFA…!
Ah quelle blague, marrons nous tous ensemble.
Pendant que de nombreuses voix de plus en plus s’élèvent pour dénoncer cette escroquerie, vous osez ce sous titre, comme un pied de nez de plus à tout un continent !
Un sommet des Etats “souverains” d’Afrique ou sont présents des représentants des États étrangers… le monde vous regarde et se langui de la quintessence de votre idiotie !

Roméo Happipi

Comment Paul Biya et ses pairs ont sauvé le Franc CFA…!
Ah quelle blague, marrons nous tous ensemble.
Pendant que de nombreuses voix de plus en plus s’élèvent pour dénoncer cette escroquerie, vous osez ce sous titre, comme un pied de nez de plus à tout un continent !
Un sommet des Etats “souverains” d’Afrique ou sont présents des représentants des États étrangers… le monde vous regarde et se langui de la quintessence de votre idiotie !

Louis Florent Mimpem

Ok voila une sous region dirigées par des incompetants……mon oeuil !!!voila un pays ou tout le monde est specialiste en tout !!!! Bon vent les gars

Mohamed Ibrahim

Parmis ces presidents qui n y etaient pas il y a environ 5 ans lorsque le cour etait à 100dollar et plus

Aguehounde Fabrice

Haaaaaaaaaa les meilleurs panafricains du continent c était la bonne occasion pour dire merde au francs CFA.n’importe quoi.ils demandent aux autres ce que eux meme ne peuvent pas faire devant la France.

Aguehounde Fabrice

Haaaaaaaaaa les meilleurs panafricains du continent c était la bonne occasion pour dire merde au francs CFA.n’importe quoi.ils demandent aux autres ce que eux meme ne peuvent pas faire devant la France.

wpDiscuz