Sommet de l’Union africaine : Idriss Deby Itno souhaite la création d’un fonds spécial contre le terrorisme 

Idriss Déby Itno, président en exercice de l'Union africaine et du Tchad | © AFP/MIGUEL MEDINA
Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine et du Tchad | © AFP/MIGUEL MEDINA

Le président en exercice de l’Union africaine et du Tchad, Idriss Deby Itno, a proposé dimanche à Kigali la création d’un “fonds spécial” contre le terrorisme qui sera alimenté par les Etats et les partenaires de l’UA.

Le président Idriss Deby Itno, dans son intervention à l’ouverture du 27ème sommet de l’Union africaine à Kigali, a rappelé que “la montée en puissance du terrorisme et de l’extrémisme violent exige des moyens adéquats pour mener à bien” les initiatives contre cette menace.

Il a surtout mis l’accent sur “la mobilisation des ressources et la mutualisation des moyens contre toutes les menaces, y compris le terrorisme et l’extrémisme religieux”.

La lutte contre le terrorisme s’est imposée d’elle-même dans l’Agenda des débats de la 27e session de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement à Kigali.

Et cela à cause de la multiplicité des fronts sur le continent. Bamako, Ouagadougou, Abidjan… ont été touchées en plein cœur par les terroristes.

Le bassin du Lac Tchad ne cesse de compter ses morts suite aux attaques meurtrières de la secte islamique Boko Haram dans son sursaut d’orgueil.

En Afrique de l’Est, les Shebab continuent de frapper régulièrement. Et en Libye, si l’État islamique commence à perdre du terrain, il demeure toujours une sérieuse menace pour ce pays ainsi que le Sahel et le Maghreb. La question reste donc plus que jamais d’actualité.

“L’Afrique est au cœur du risque terroriste qui est en train de se métastaser à travers le continent”, reconnaît un diplomate nigérien rencontré dans les coulisses du sommet de Kigali.

La problématique du terrorisme a été abordée presque dans toutes les interventions de la cérémonie d’ouverture du sommet de l’UA.

La proposition du président tchadien est jugée par des observateurs à Kigali comme étant “pertinente”. Ils mettent ainsi en avant les difficultés liées par exemple au financement de la Force mixte multinationale (FMM). Regroupant le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin, la FMM demeure toujours confrontée à de nombreux obstacles opérationnels.

“Il n’y a jamais eu d’intégration des forces alors que la FMM a un rôle de coordination. Les contingents nationaux qui portent l’écusson de la force conjointe opèrent avant tout dans leur propre pays et rendent compte à leur propre capitale”, déplore un récent rapport de l’ONG International Crisis Group.

Pour des diplomates présents à Kigali, “la lutte contre le terrorisme passe aussi par l’investissement dans le capital humain et la garantie de la liberté des citoyens pour réduire le radicalisme dans les régions vulnérables”.

Des défis que l’UA veut relever à travers la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Cette initiative, a rappelé la présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, vise à permettre aux Etats africains d’exploiter stratégiquement toutes les possibilités qui s’offrent au continent pour assurer une transformation socio-économique positive du continent dans les 50 prochaines années.

Le colloque international sur la sécurité maritime en Afrique, prévu en octobre prochain à Lomé (Togo), est aussi avancé par les experts de l’Union comme une initiative préventive du terrorisme sur le continent.

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