Les sites de l’UNESCO victimes d’exploitation illégale et de braconnage

Les sites de l’UNESCO victimes d’exploitation illégale et de braconnage

De plus en plus menacée, la diversité de la planète se rapproche de jour en jour de l’extinction pour nombre d’espèces en voie de disparition. L’exploitation illégale du bois et le braconnage toujours croissant dans les sites classés par l’UNESCO au patrimoine mondial illustrent bien ce phénomène. L’essentiel des nouvelles faisant la une de l’actualité avec CAMERPOST.

L’héritage environnemental de la future génération menacé

Le rapport publié en date du 18 avril 2017 par le WWF devrait alerter le monde sur une possible disparition de certaines espèces protégées. Selon ce document, une part importante des sites classés par l’UNESCO au patrimoine mondial subit actuellement une exploitation illégale et le braconnage. Rhinocéros, tigres, éléphants pour la faune ou encore bois de rose pour la flore seront peut-être un mythe pour les prochaines générations qui n’auront plus l’occasion de les voir.

En chiffres, 45 % du patrimoine mondial qui compte plus de 230 sites naturels ou mixtes sont touchés par cette destruction massive. 43 sites constituant le dernier refuge des animaux tels que les tigres, les rhinocéros et les éléphants souffrent le martyr avec le braconnage qui ne cesse d’augmenter. 5 % des tigres du site de Sumatra ont disparu au cours de l’année 2016. 90 % des éléphants la réserve de Sélous ont péri pendant la même année. Le parc national de la Réunion fait face à l’exploitation illégale du bois.

Une conséquence désastreuse pour les sites touchés

Au-delà des répercussions de ce phénomène sur la faune et la flore et donc sur l’environnement de la terre, les conséquences économiques sont également à déplorer. Pour certains pays qui vivent essentiellement du tourisme pour assurer la vie de la population, la disparition fulgurante d’une partie des richesses qui attirent les touristes menace de nombreuses familles.

Pour le continent africain, le WWF évalue à une perte annuelle de près de 23,2 millions d’euros les rentrées de devises venant du tourisme. Quant à l’exploitation illégale du bois, elle coûte entre 30 et 100 milliards de dollars chaque année.

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