Sciences – Armée: Un «sérum de survie» bientôt testé – 28/11/2014

Des soldats colombiens montent à bord d'un hélicoptère à Quibdo, le 19 novembre 2014, où un général a été enlevé par les Farc - Mauricio Orjuela Ministère colombien de la Défense
Des soldats colombiens montent à bord d’un hélicoptère à Quibdo, le 19 novembre 2014, où un général a été enlevé par les Farc – Mauricio Orjuela Ministère colombien de la Défense

Des chercheurs australiens ont créé un traitement susceptible d’améliorer les chances de survie des soldats grièvement blessés. Il va être testé par l’armée américaine…

Une équipe de chercheurs australiens a affirmé avoir mis au point un traitement susceptible d’améliorer les chances de survie des soldats grièvement blessés sur le champ de bataille. Si le traitement a été testé avec succès sur des rats et des porcs, des essais cliniques doivent maintenant être réalisés par l’armée américaine.

Le traitement, qui utilise une drogue appelée «adénocaïne» (un mélange de lidocaïne, d’adénosine et de magnésium), augmente les chances de survie en élevant la tension artérielle des victimes les premières minutes après qu’elles ont été blessées. La tension ne doit ni être trop basse ni trop haute pour éviter les risques de pertes de sang supplémentaire.

«Environ 25% des victimes pourraient potentiellement survivre»

D’après l’équipe de l’University James Cook, l’intérêt réside dans l’infime quantité de «sérum de survie» nécessaire, une dose dans les premiers instants, et une seconde pour stabiliser le blessé avant son évacuation. Ainsi, ce traitement pourrait potentiellement réduire le nombre de morts au combat et, si ses essais cliniques confirment son efficacité, il pourrait s’agir de la première avancée d’importance dans ce domaine depuis la guerre du Vietnam.

Car sur le champ de bataille, comme en Irak et en Afghanistan, selon les statistiques du chercheur, «87% des décès surviennent dans les 30 premières minutes, avant même que les soldats ne puissent rejoindre un centre de soins. Ce laps de temps est crucial», explique Geoffrey Dobson, qui a mis au point le traitement avec son associée Hayley Letson. «Environ 25% des victimes pourraient potentiellement survivre», a-t-il ajouté.

Source : 20minutes.fr

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