Santé : Un premier vaccin contre le paludisme testé en conditions réelles

Santé : Un premier vaccin contre le paludisme testé en conditions réelles

Une nouvelle qui amène à se demander s’il va vraiment exister sous peu un vaccin complet contre le paludisme. Si certains semblent sceptiques, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) y croit fortement. Tandis que la Journée mondiale de lutte contre le paludisme se célèbre ce 25 avril 2017, L’Oms lance en Afrique une grande campagne de vaccination pour tester l’efficacité en conditions réelles du premier vaccin contre le paludisme. Plus de détails avec CAMERPOST.

Le vaccin testé s’appelle le « Mosquirix »

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme est l’occasion d’insister sur la nécessité de continuer à investir et de soutenir l’engagement politique en faveur de la prévention du paludisme et de la lutte. Cette année, le thème mondial de cette journée est: « En finir définitivement avec le paludisme ». Et c’est pour cela que l’Oms veut tester l’efficacité d’un premier vaccin contre le paludisme et réduire l’impact de cette maladie qui continue de faire plus de 400 000 morts par an.

Le vaccin qui sera testé s’appelle le « Mosquirix », ou RTS, S/ASO1, et cible uniquement les enfants en bas âge. Il est développé depuis les années 1980 par le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) en partenariat avec l’Ong Path Malaria Vaccine Initiative. Il s’agit du vaccin le plus avancé, et il a reçu en juillet 2015 un avis positif de l’Agence européenne du médicament. Il permet surtout de réduire de 40 % le nombre d’épisodes paludiques, et ce, pendant une période d’au moins quatre ans et demi, selon des tests menés sur 15 000 personnes entre 2009 et 2014. « Ce n’est pas un taux d’efficacité très élevé, mais vu le nombre de personnes touchées par la malaria, l’impact sera quoi qu’il arrive énorme », assure Mary Hamel, responsable pour l’Oms de la coordination du programme de vaccination.

La campagne cible le Kenya, le Ghana et le Malawi

L’Oms entend vacciner au moins 360 000 enfants entre 2018 et 2020. Quatre doses du vaccin doivent être inoculées aux enfants, à 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans. Les adultes ne sont pas concernés par cette campagne de vaccination contre le paludisme. La campagne sus évoquée sera ciblée sur trois pays : le Kenya, le Ghana et le Malawi. L’Afrique étant le continent le plus touché par le paludisme, représentant 92 % des 429 000 personnes décédées de cette maladie dans le monde en 2015.

Pour l’Oms, ce vaccin sera « une arme parmi d’autres » contre le paludisme, maladie transmise par les piqûres de moustiques Anophèles. Actuellement, les moyens de prévention les plus répandus pour lutter contre la malaria sont les moustiquaires imprégnées et la pulvérisation d’insecticides.

© CAMERPOST – Toute reproduction interdite