Santé: La première mission Unicef de Tatiana Silva au Cameroun – 27/10/2014

Au dispensaire de Bota, dans le district de Limbé, environ 40 à 50 mamans viennent le jour des vaccinations. Image lavenir
Au dispensaire de Bota, dans le district de Limbé, environ 40 à 50 mamans viennent le jour des vaccinations. Image lavenir

Ambassadrice de l’Unicef, Tatiana Silva a accompli sa première mission au Cameroun. De quoi faire un premier état des lieux.
Des danses, des chants, des sourires. Et un message: soyez les bienvenus. Nous sommes au Cameroun, au dispensaire de Bota, dans le district de santé de Limbé, qui touche environ 150 000 personnes. Un complexe hospitalier construit à la fin de la Seconde guerre mondiale et qui était géré par la CDC (NDLR: Cameroon Development Corporation, importante société privée de plantations agricoles, 2e employeur derrière l’État) jusqu’en 1996, date à laquelle il a été remis à l’État camerounais. Septante personnes y travaillent. «Mais pour bien faire, il faudrait que nous soyons 100, lâche le Dr Émilienne Tankeng, chargée de nous faire visiter les lieux. Il n’y a malheureusement pas assez de budget.»

L’hôpital a pourtant intégré voici deux ans un programme intitulé «Financement basé sur la performance.» Cela lui a permis notamment d’améliorer son taux de naissance mensuel (50 naissances par mois contre 30 voici deux ans) et de faire baisser le taux de mortalité. «Le fait que nous avons amélioré la qualité de nos soins fait que nous avons attiré plus de femmes à venir accoucher chez nous. Nous nous battons encore pour augmenter nos capacités d’accueil.»

Taux de vaccination de 80%

Le dispensaire reçoit le soutien de l’Unicef, présent au Cameroun depuis 1975. Les préoccupations des équipes médicales? Le paludisme, l’anémie, la diarrhée, la typhoïde, les infections respiratoires, les parasitoses et la malnutrition (NDLR: qui touche statistiquement un enfant sur trois). Celle-ci fait l’objet d’une attention particulière lors des consultations pédiatriques.

Aujourd’hui, c’est jour de vaccination. De nombreuses mamans et leurs bébés attendent leur tour dans une salle du dispensaire. En bout de table, une infirmière procède à la pesée des tout-petits, tandis que de l’autre côté, un médecin procède à la vaccination, assis sur une chaise en bout de rangée. «Nous avons deux séances de vaccination par semaine, note le Dr Tankeng. Et nous recevons entre 40 et 50 mamans par séances. C’est un chiffre en augmentation. Le taux de vaccination se situe entre 78 et 80%. Nous sommes dans la moyenne du pays.»

Pour afficher un tel taux, l’hôpital a mis en place des stratégies pour que les mamans se déplacent. Des équipes se rendent régulièrement dans les quartiers ou à la sortie des écoles pour informer et convaincre. Les équipes en profitent pour parler non seulement de la vaccination mais aussi de la prévention du sida ou de la malnutrition.

Source: lavenir.net

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz