Rwanda – RDC – ONU : Le Conseil de sécurité demande la neutralisation des FDLR – 09/01/2015

Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé la neutralisation des FDLR. Photo d'illustration
Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé la neutralisation des FDLR. Photo d’illustration

Le Conseil de sécurité de l’ONU a souligné une nouvelle fois, la nécessité de neutraliser les groupes rebelles qui écument la République démocratique du Congo (RDC), parmi lesquelles les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

« A l’occasion d’une réunion sur la situation en République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est déclaré jeudi profondément préoccupé par l’insécurité et la crise humanitaire dans l’est du pays, résultant des activités déstabilisatrices de groupes armés nationaux et étrangers », rapporte le service de presse de l’ONU.

Dans une déclaration lue par son président pour le mois de janvier, l’ambassadeur Cristian Barros Melet, du Chili, le Conseil a souligné l’importance de « neutraliser tous les groupes armés, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ».

Les membres du Conseil ont pris note du fait que la date limite du 2 janvier – qui avait été donnée aux FDLR pour se rendre – est désormais passée et que « non seulement les FDLR ne se sont pas rendues et démobilisées complètement et sans conditions, mais qu’en plus, elles ont continué à recruter dans leurs rangs de nouveaux combattants ».

Les 15 membres du Conseil ont également pris acte de la déclaration faite par le gouvernement de la RDC, le 2 janvier, dans laquelle ce dernier indiquait qu’une intervention militaire contre les FDLR était désormais « inévitable ».

Aussi, le Conseil a-t-il affirmé la nécessité de traduire par une action soutenue la volonté des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Mission des Nations unies de neutraliser les FDLR en lançant immédiatement contre elles « une intervention militaire énergique par l’intermédiaire de la brigade d’intervention de la force agissant en coopération avec l’ensemble de la Mission ».

À cette fin, les membres du Conseil de sécurité ont demandé aux autorités de la RDC, en particulier au président Joseph Kabila, en sa qualité de commandant en chef, « d’approuver rapidement et d’appliquer pleinement les dispositions de la directive conjointe établie par la MONUSCO et les FARDC ».

Le Conseil s’est par ailleurs déclaré disposé à envisager des « sanctions ciblées contre toute personne ou entité qui appuierait les FDLR » et a réaffirmé que « les combattants des FDLR et les personnes à leur charge peuvent encore, à tout moment et sans condition préalable, s’engager sur la voie de la paix en adhérant au programme de désarmement, démobilisation, réintégration, et réinstallation ou rapatriement, qui a permis et continue de permettre le rapatriement au Rwanda d’un grand nombre d’ex-combattants des FDLR ».

Basées dans l’est de la RDC, les FDLR dont certains membres sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsis de 1994 dans leur pays d’origine, sont considérées comme l’une des principales causes de l’insécurité dans la région des Grands lacs.

© CamerPost avec © APA