Roman : Bépanda Blues ou le soleil brille pour tout le monde – 10/01/2015

Bépanda blue. Couverture
Bépanda blue. Couverture

Un roman qui décrit les réalités d’une société en perte de repères en  mettant  à nu les dessous des milieux politiques, l’univers des  gargotes et le destin singulier des personnes  qui ne s’avouent pas vaincues.

Intitulé Bépanda blues. Couleur marron, le roman de 310 pages de Gustave Mbin est une peinture  des  intrigues politiciennes et  amoureuses,  du vécu «des croqueuses d’hommes»,  des projets  individuels  de personnages  aux  ambitions parfois démesurées, mais aussi des frasques et des crimes d’une élite politique corrompue qui raffole du sexe et qui est engluée dans les détournements de fonds  publics. Edité à Arterial network Cameroon cette année 2014, Bépanda blues. Couleur marron met en scène  une héroïne appelée Martine.  Une dame battante et convoitée au parcours atypique : de serveuse dans une gargote à  la fonction  de maire de la commune de Bépanda.

TOUTE RESSEMBLANCE N’EST QUE PURE COÏNCIDENCE

Un itinéraire qui pourrait faire croire que Martine a un visage connu  dans la réalité. Que non !  Lors de dédicace de ce roman en décembre dernier,  Gustave Mbin  a déclaré avoir «fait l’effort de donner des patronymes  à tous les personnages. Mais Martine n’a pas de patronyme et n’a aucun rapport avec une femme politique qui est effectivement maire de Bépanda», a souligné  l’auteur qui prévient d’emblée, au début du roman que : «toute  homonymie, toute ressemblance avec des faits réels, des personnages et des personnes existantes ou  ayant existées, des événements ayant eu lieu, ne seraient que pure et fortuite coïncidence et ne pourraient en aucun cas engager la responsabilité de l’auteur».

A la question de savoir ce qui l’a motivé pour écrire ce roman,  Gustave Mbin a ainsi répondu: «Je suis né et j’ai grandi à Bépanda. Les choses qui m’ont marqué tiennent de mon quotidien. L’histoire est construite à partir du vécu de notre pays. C’est ma vision de la situation de mon pays. J’ai été marqué par des choses  qui parfument ma vie. La couleur marron est liée à la couleur de la peau de la plupart des personnages du roman. Je mets un accent sur le portrait  psychologique des acteurs. Au centre de cette œuvre, nous mettons en relief la question des ethnies», a ajouté l’auteur.

ENTRE INTÉGRATION ET DISCRIMINATION

C’est que Gustave Mbin, bon narrateur, a le courage d’évoquer  les sujets qui fâchent, notamment les questions relatives au vivre-ensemble une nation;  les  préjugés autour des « allogènes » dans un pays qui a la prétention à l’unité nationale, à l’intégration nationale et qui se dit fier de sa diversité culturelle et linguistique. On peut cependant regretter l’absence de la table de matières et des chapitres qui auraient pu mieux guider le lecteur et faciliter la lecture du roman. Quelques défauts d’imprimerie gâchent  la présentation physique du roman.  L’auteur gagnerait à améliorer la qualité de la couverture de son roman qui  est bien écrit, dans un langage abordable  pour le grand public. En effet, Bépanda blues. Couleur marron est facile et agréable à lire.

Source : LNE

Par Edmond Kamguia K.

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