Rio 2016 : Le Cameroun gagne la médaille de la participation

Le Cameroun gagne la médaille de la participation | © REUTERS/Peter Cziborra
Le Cameroun a gagné la médaille de la participation | © REUTERS/Peter Cziborra

Trois athlètes camerounais sont encore en lice pour la compétition de lutte libre et si le rêve est encore permis, ils sont encore bredouilles.

La grande fête mondiale des sports et des sportifs a droit de cité à Rio de Janeiro. Le Cameroun a répondu présent parmi les 207 délégations qui ont mérité de se pointer à ce rendez-vous quadriennal. 24 athlètes y sont présents pour représenter dignement le vert-rouge-jaune. A quelques jours de la fin, trois athlètes de la lutte libre attendent encore leur entrée en lice. Il s’agit de Rebecca Ndolo Muamba, Emilienne Essombè Tiako et Annie Annabel Laure qui seront d’attaque cette semaine. Les autres fédérations présentes à Rio ont fait bouger les compatriotes avec plus ou moins de bonheur. Mais la course aux médailles a été le sport favori des inconditionnels restés au pays, qui malheureusement n’ont pas, selon les spécialistes, la parfaite connaissance des disciplines pour lesquels ils attendaient les médailles camerounaises.

Les volleyeuses ont réussi l’exploit de se qualifier pour les Jeux olympiques devant de très grandes nations africaines et ont bénéficié de plusieurs mois de préparation en Europe et au brésil. Mais, le tirage au sort ne nous a pas permis de gagner le moindre match à Rio. Le Brésil, le Japon, la Russie, l’Argentine et la Corée du Sud étaient au menu pour 15 sets concédés contre 2 gagnés. Un apprentis- sage qui ne risque pas de nous desservir pour les prochaines compétitions continentales. Pourvu que la sélection des joueuses soit la moins discutable possible.

En Haltérophilie, Petit Minkoumba David n’a pas fait grand bruit dans la catégorie des 94 kgs, mais Archangéline Fouodji Sonkbou a fait mieux que le premier tour, avant de se faire battre par plus fort aux finales de la discipline chez les 69 kgs. Une performance qui augure de très grands espoirs pour l’haltérophilie au Cameroun.

En athlétisme, Sandrine Mbumi et ses 30 ans avait déjà été la grande surprise des qualifications dans la discipline, et le poids du record olympique détenu par sa compatriote Françoise Mbango était une charge de plus pour sa première participation. Auriol Dongmo aura, pour sa première aux JO, atteint son objectif. Elle nous avait déjà avoué : « je suis prête pour affronter cette compétition.

Moralement et physiquement je suis au point et il reste juste à reproduire cela sur le terrain. Je me suis préparée au Maroc avec mon entraîneur. On a travaillé très dur sur tous les aspects de cette compétition. Les Jeux olympiques sont une compétition assez relevée où on rencontre les meilleurs mondiaux. Maintenant, je vais donner le meilleur de moi- même. Je ne suis jamais sortie d’une compétition la tête basse. Je vais me battre pour me qualifier pour la finale ». Elle a fait mieux que se qualifier pour les finales, car occupant le 10ème rang des douze finalistes de Rio.

A la boxe, le Cameroun est déjà la plus petite fédération (en termes de licenciés) qui a qualifié le plus grand nombre d’athlètes. Avec une particularité, avoir qualifié un boxeur professionnel chez les amateurs, dans une catégorie qui n’est pas la sienne depuis 12 ans. Hassan Ndam Njikam chez les 81 kgs a montré le courage et un patriotisme exemplaire. La surprise Simplice Fotsala chez les 49-51 kgs aura appris pour sa première, Smaila Mahaman et ses 64 kgs n’a pas eu l’agressivité qu’il faut pour ses 2èmes jeux olympiques après ceux de Béijing en 2008. La surprise du chef, le porte-étendard du Cameroun Dieudonné Wilfried Seyi Ntsengue a fait plus que plaisir en remportant son premier combat avant de s’incliner au second face à un boxeur égyptien professionnel depuis des années.

Le   champion d’Afrique et plénipotentiaire du continent a montré qu’à 18 ans, il n’a plus de concurrents en Afrique, et devrait d’ici peu apparaître dans les compétitions de boxe professionnelle après cette grande compétition où tous les champions amateurs sont recrutés. Les écuries canadiennes et américaines frappent à la porte, et le double champion d’Afrique des 75 kgs aura simplement besoin d’un meilleur encadrement pour sa prochaine destination. Il est vrai que plusieurs Camerounais ont rêvé de médailles, mais depuis la 1ère olympiade, toutes les délégations ne figurent pas au tableau final des médaillés effectifs. Pierre de Coubertin l’avait déjà prédit, avec la célèbre : « l’essentiel est de participer ».

Source : © Le Jour

Par David Eyengue

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