Revue de la presse : Vent de désespérance en couverture des journaux camerounais

Vent de désespérance en couverture des journaux camerounais | DR/Illustration
Vent de désespérance en couverture des journaux camerounais | DR/Illustration

Les journaux camerounais parus mercredi se sont appesantis sur des sujets liés à la mauvaise gouvernance, avec un accent particulier sur des scandales touchant des dignitaires du régime.

«Gouvernement : ils ont survécu aux scandales» est le titre qui barre la couverture du quotidien à capitaux privés Mutations, s’agissant de ces ministres qui, en dépit de l’indignation suscitée par leurs actes ou leur inertie alléguée, conservent leurs postes.

Une situation qui, selon la publication, revue des détails à l’appui, «est en contradiction avec le discours officiel du président de la République qui prône la performance et l’efficacité».

Les mêmes dignitaires, signale l’hebdomadaire Repère, sont accusés de transmissions volontaires de maladies contagieuses en général, et du VIH-SIDA en particulier à des jeunes sans moyen et en quête de bien-être.

«En contrepartie de leur silence, on promet monts et merveilles aux victimes : réussite à un concours, recrutement à un poste de travail, nonobstant de l’argent offert pour des besoins de subsistance et des soins médicaux.

Le même journal, se penchant sur les décès subits des footballeurs Patrick Ekeng puis de Jeanine Christelle Djomnang, en 48 heures d’intervalle le week-end dernier, remet au goût du jour la question de la médecine du sport au Cameroun et le suivi des sportifs de haut niveau en particulier.

Et de constater que dans le pays, passée l’émotion très forte suscitée par ces départs brusques, «ce n’est pas pour demain le véritable changement en ce qui concerne l’amélioration de l’encadrement médical des sportifs».

Sur un autre plan, Le Quotidien de l’Economie révèle que les employés de la compagnie nationale aérienne Camair-Co sont sans salaire depuis deux mois, et, citant le directeur général Jean Paul Nana Sandjo, indique que la bouffée d’oxygène, synonyme d’extinction d’une crise sociale latente, ne peut aujourd’hui venir que du gouvernement à travers le ministère des Finances.

Le décollage de cette entreprise est fortement compromis si l’Etat ne met pas la main à la poche, renchérit L’œil du Sahel : une dette fournisseur qui culmine à 34 milliards FCFA, un compte d’exploitation mensuellement déficitaire de l’ordre de 1,5 milliard FCFA, et des subventions publiques qui tombent au compte-gouttes.

Autre structure publique ayant maille à partir avec ses employés, c’est le nouvel hôpital de référence de Sangmélima (Sud) où, selon le bihebdomadaire Le Soir, le personnel n’a pas vu la couleur de l’argent depuis 6 mois.

Dans une grande enquête, et sur un sujet différent, La Nouvelle Expression constate que plusieurs receveurs municipaux, nommés voici quelques jours seulement, ont bénéficié de «complicités au plus haut niveau» de la chaîne de décisions.

Quasiment à la retraite, ils viennent occuper des places qu’ils devront bientôt libérer au détriment de cadres plus jeunes.

© CAMERPOST avec © APA