Revue de la presse : Politique et économie en couverture des journaux camerounais

Politique et économie en couverture des journaux camerounais | DR/Illustration
Politique et économie en couverture des journaux camerounais | DR/Illustration

Les journaux camerounais parus mardi ont réservé leurs gros titres à des sujets à caractère politique et économique.

Avec pour titre «Grandes manœuvres pour la prochaine présidentielle», le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT) constate que les dignitaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) n’ont pas cru devoir attendre 2018 pour exprimer un vœu qui se décline, depuis le début de l’année, en motions de soutien et autres déclarations au cours de meetings politiques.

Ainsi, remarque le journal, ces caciques se relaient en masse depuis plusieurs semaines pour dire haut et fort à leur leader et non moins chef de l’Etat, Paul Biya, qu’ils souhaitent le voir continuer le travail, deux ans théoriquement avant l’échéance.

Mais il ne fallait pas s’attendre à ce que cette activité débordante laisse indifférents les contempteurs du pouvoir qui, à leur tour, ont multiplié des contre-appels, manifestations et mouvements par rapport à une démarche qu’ils jugent dénuée de légitimité.

On aura toutefois tôt fait de remarquer, analyse CT, que les formations politiques les plus anciennes et les plus expérimentées de la place restent dans une espèce de période d’observation : plus rompues au corps-à-corps avec la machine RDPC, elles savent mieux que les fougueux aujourd’hui, que l’adversaire en face n’est pas un enfant de chœur; elles savent que les hostilités lancées par les appels à candidature des militants du RDPC peuvent durer jusqu’à deux ans.

«Cela explique peut-être leur position en retrait. A moins qu’elles aient décidé de prendre de la hauteur devant l’autre enjeu de l’heure : cette perceptible contestation de la hiérarchie au sein de l’opposition camerounaise. Mais une chose est sûre : les appels à candidature ont ouvert le débat.»

Et pendant que certains ont les yeux rivés sur la course à la magistrature suprême, The Guardian Post affirme que les Nations Unies ne cachent plus leur préoccupation quant à l’avenir sociopolitique du Cameroun.

L’ONU, apprend-on, a ainsi demandé au président Biya de relâcher les barons du régime emprisonnés pour des crimes économiques et de les interdire d’activités politiques, et a mis en garde contre le danger de retarder le processus de réconciliation nationale.

Sur le front de l’économie, et en restant sur la récente réunion des ministres des Finances de la zone franc que vient d’abriter le pays, Le Quotidien de l’Economie affirme que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) constitue aujourd’hui le «boulet» de cet espace monétaire de 15 membres.

En cause, une croissance en berne, une faiblesse des échanges intracommunautaires ainsi qu’un déficit de résilience face à la chute des cours des matières premières.

Mutations, pour sa part, préfère aborder un sujet à cheval entre l’économie et la gouvernance : la gestion de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL), au cœur d’une enquête controversée du Contrôle supérieur de l’Etat et dont les résultats d’étape sont contestés aussi bien à la présidence de la République que chez l’opérateur public des télécommunications.

Pour cette publication, le document «accablant» du Contrôle supérieur en rappelle celui, tout aussi récent, de la Commission nationale anti-corruption (CONAC) dont les conclusions ont été fortement réfutées par les mis en cause : entre les lignes, le travail des contrôleurs d’Etat, à défaut d’être bâclé, laisse apparaître plusieurs failles de nature à semer le doute.

© CAMERPOST avec © APA

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