Retrait de la Cour Pénale Internationale : Le Burundi perd 20% de son budget

Le président du Burundi,  Pierre Nkurunziza | Photo d'archives
Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza | Photo d’archives

C’est la première conséquence du vote massif de ses députés en faveur du retrait de la Cour Pénale Internationale.

Longtemps dans les menaces, le Burundi est passé à l’acte devançant ainsi, le Tchad et le Kenya, les deux grands pourfendeurs de la CPI, qu’ils accusent « ne cible que les dirigeants africains ». Le parlement a voté le projet de loi marquant le retrait du pays, le 12octobre dernier, de 94 sur 110 voix favorables. Le Burundi entre dans l’histoire, comme étant le premier pays africain qui claque la porte de cette institution. Mais, la réaction, ne s’est pas fait attendre, du côté de l’Europe. Des liens, d’aides se brisent de facto.

Le prix de la parole donnée

Désormais, apprend-on, l’Union européenne va priver le Burundi, de sa dotation de 5 millions d’euros représentant 20 % du budget d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde. Cette aide rentre dans le cadre du paiement des salaires des 5 500 soldats du contingent burundais de la Mission de l’Union Africaine en Somalie-Amissom. La dotation de 5 millions d’euros entre dans le cadre d’un accord entre l’UE-ACP.

La décision de l’UE, est motivée par l’enferment dont fait montre le pouvoir de Bujumbura. En effet, l’article 96, de l’Accord de Cotonou, prévoit, qu’en contrepartie de l’aide financière, les parties signataires, « reconnaissent que les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’Etat de droit sont des composantes essentielles de leur partenariat et des piliers fondamentaux d’un développement à long terme ».

L’union européenne voit dans ce refus de collaboration, un désir manifeste du pouvoir burundais de masquer les accusations de faits de violations graves des droits de l’homme. Un rapport d’enquête  accablant de 33 pages a établi entre avril 2015 et juin 2016, parle de 564 cas d’exécutions sur les populations amputable au pouvoir.

Pierre Nkurunziza, faux airs de nationaliste

Amenant son pays à sortir de la CPI, le président burundais joue un double jeu. D’un côté, depuis plus d’un an, le pouvoir de Bujumbura, se dit exaspéré en effet, des critiques formulées par la communauté internationale sur les faits de violations graves des droits de l’homme par le régime du président. Ce à quoi, le ministre des affaires étrangères réplique « il ne faut perdre de vue que les solutions aux problèmes burundais, doivent être trouvées par les Burundais eux-mêmes », sur les ondes de rfi.

D’autre part, le président Pierre Nkurunziza, veut se soustraire les fourches caudines du Cour pénale internationale. Certes, l’article 127, du statut de Rome prévoit que chaque membre signataire peut décider de sortir de la cour pénale internationale. Mais, ce n’est pas chose gagnée. A charge ou à décharge, nul n’est épargné de la justice internationale, quand on est responsable des crimes contre l’humanité. Le retrait de la CPI du Burundi n’élague pas des interrogations : le Burundi sortira-t-il de l’Amissom ? Comment le gouvernement parviendra-t-il à verser les salaires des soldats engagés ? L’avenir nous dira.

© CAMERPOST par Hakim ABDELKADER

  • Celà vaut le prix car la CPi n’est là que pour juger les Africains indexes !

  • C’est mieux d’être a la cpi avec la corde coup…

  • bien fait

  • Merci Daouda Gassama pour partager mon point de vue

  • Sa ne fai que comencé.

  • Très belle exemple à suivre pour tout les autres états pantins

  • Its OK! Let dem work with what they have!!!

  • Il vaut mieux perdre 20% de son budget que d’être sous le joug du néocolonialisme

  • Mieux vaut la liberte ds la pauvrete que la richesse ds l’esclavage.soyez fort mes freres car c un tres gd pas

  • Colons laissez les africains en paix ya quoi

  • Donc, pour payer ses soldats engagés dans une mission de maintient de la paix, le Burundi recevait une aide “orientée” vers ses soldats. Comme quoi, l’aide aide pas…
    Ils n’ont qu’à retourner chez eux s’occuper de l’agriculture …
    Au bout de trois mois, ils seront entrain de récolter et…vendre

  • Les 20% que le Burundi perd c’est pourquoi svp?

  • C’est un acte courageux quoi qu’on dise. Ils sont un exemple sur ce plan les burundais

  • Est ce que tous les autres poltrons de présidents vont le suivre. Je compte sur Mugabe.

  • Rien n’a foudre de sa le combat continue

  • Très bien avec le premier pas

  • Attendez vous au massacre jesper que personne ne se plaindra

  • Le monde était ainsi bâti non que je sache nous africain nous y arriveront peut-être dans quelques temps encore mais on a pas besoin d’une éternelle aide je dit oui aux députés burundais pour leurs courage