République centrafricaine: Six miliciens anti-balaka tués à Bangui par les forces internationales – 16/10/2014

Six miliciens anti-balaka ont été tués mercredi à Bangui, capitale de la République centrafricaine, lors d’échanges de tirs avec les forces européenne et onusienne. Des affrontements avaient déjà fait dix morts la semaine dernière.

milicien-anti-balaka

Regain de violences en Centrafrique. “Six victimes ont été dénombrées à la suite d’échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les anti-balaka qui refusaient d’être désarmés”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

Ces échanges de tirs ont fait suite à des violences, exactions et pillages perpétrés par des groupes d’anti-balaka, dans la nuit du mardi au mercredi 15 octobre, qui ont fait quatre morts dans la capitale Bangui : un pillard lynché par des habitants et trois civils tués par ces miliciens majoritairement chrétiens. Ce nouveau cycle de violences a éclaté dans un quartier proche de la résidence de la présidente intérimaire Catherine Samba Panza, sur la rive de l’Oubangui.

Affrontements avec les casques bleus

Il s’est poursuivi mercredi par des affrontements entre des miliciens chrétiens anti-balaka et des casques bleus de l’ONU, au cours desquels trois anti-balaka ont été tués et quatre soldats de la Minusca blessés.

Trois autres personnes ont péri, dont deux dans l’incendie de maisons, et plusieurs centaines de personnes se sont réfugiées dans l’église catholique Saint-Paul, selon le maire du quartier, Joseph Tagbale.

Au moins dix morts la semaine dernière

La semaine dernière, Bangui avait déjà été en proie à trois jours d’affrontements d’une intensité inédite depuis des mois et qui ont fait au moins dix morts.

Les anti-balaka, comme les rebelles musulmans de la Séléka, réclament la démission de Catherine Samba-Panza.

La République centrafricaine a sombré depuis début 2013 dans une crise sans précédent. Le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle majoritairement musulmane Séléka, a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l’envoi de forces française, européenne et de l’ONU dans le pays.

(Source: AFP)

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