Religion : Cacophonie à l’Archidiocèse de Yaoundé

Le torchon brûle depuis un certain temps entre Mgr Victor TONYE BAKOT,  Archevêque Métropolitain de Yaoundé, et ses ouailles. Au centre des tensions perceptibles depuis plusieurs mois, fusent de toutes parts des accusations, entre autres,  de dilapidation de biens mobiliers et immobiliers par le prélat. Les faits qui lui sont reprochés se résumeraient à la vente d’un immeuble appartenant à l’Archidiocèse situé au centre ville de Yaoundé, au lieu dit Avenue Kennedy, la cession d’un espace à Mvolyé à une société de distribution pétrolière et pour comble d’exaspération des chrétiens, la vente d’espaces au cimetière de Mvolyé à un prix exorbitant d’environ 1 000 000 F CFA. Une actualité malvenue au moment où l’Eglise catholique essaye de repenser ses plaies suite à tous les scandales qu’elle a connu ces dernières années et, plus récemment encore, la démission spectaculaire du Pape Benoît XVI.

Face à cette ambiance délétère où les déclarations et réactions sont allées dans tous les sens, l’Archidiocèse a tôt fait d’apporter des clarifications au travers d’un communiqué officiel. D’abord,  il est clair que l’autorité religieuse conteste ces accusations relevant notamment le fait d’avoir trouvé bon nombre des situations, objets de brouilles. Le prix de l’espace au cimetière par exemple, date de l’époque de ses prédécesseurs. De même,  il justifie certaines cessions de biens à la volonté d’amortir un important  passif d’environ 5 milliards de F CFA qu’il aurait trouvé à son arrivée.

Il est toutefois opportun de noter que cette situation n’est pas un fait inédit dans l’Archidiocèse. En effet, depuis la mort de Mgr Jean ZOA, considéré comme autochtone, son remplacement a toujours été un sujet de soulèvement de certains fidèles. Certaines analyses semblent alors percevoir un soupçon de manipulation des chrétiens par une certaine élite autochtone. Celle-ci pense pouvoir contrôler l’Eglise et donc, pense que Mgr TONYE BAKOT n’est pas l’homme qu’il leur faut. Elle revendique d’ailleurs et de façon ostentatoire un autochtone à la tête de l’Archidiocèse. Nul n’a oublié l’accueil réservé au regretté Mgr WOUKING, appelé à remplacer Mgr Jean ZOA.

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