RDC : Joseph Kabila n’aura pas de troisième mandat

 

Joseph Kabila n’aura pas de troisième mandat | Archives/DR
Joseph Kabila n’aura pas de troisième mandat | Archives/DR

C’est la volonté de l’Union africaine, de la communauté internationale, des opposants et de la société civile congolaise. Mais du côté de la majorité au pouvoir, on joue sur la fibre de l’usure du temps.

Fin de l’état de grâce pour Joseph Kabila, dans sa tentative de rester au pouvoir au-delà du 19 décembre prochain. Ce message est du Rassemblement des partis de l’opposant historique Etienne Tsisékédi et de Moise Katumbi. Ils ont opposé une fin de non-recevoir au président Kabila dans l’organisation dialogue nationale qui s’est achevé à Kinshasa, hier dernier.

Baroud d’honneur pour J. Kabila

Comme dans La Fable, de Jean la Fontaine, c’est un insatiable qui ayant senti la fin de règne en RD Congo, déclencha une tentative de modification de la constitution-mieux de l’article 220 de la constitution afin de prolonger son bail à la tête du pays. Mais mal lui en a pris puisque le peuple congolais qui avait connu les applaudissements de l’ancien roi Mobutu, est passé à l’école du Burkina Faso, où le président qui tente de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir doit être balayé par la rue.

Joseph Kabila aura tout essayé : des intimidations aux procès en sorcellerie, des propositions de partage de pouvoir à une visite au Vatican pour voir le pape. La dernière parade trouvée par le nouveau César qui veut ressusciter l’Empire congolais est la convocation d’un dialogue nationale afin de surfer sur la fibre de l’usure du temps.

Le dialogue de la discorde

On aura tout vu pendant ce conclave où étaient réunis, leaders d’une certaine opposition, la conférence épiscopale, les leaders associatifs et membres de la société civile. Les premiers jours ont été marqués par les allées et venues aux grés des contestataires. Lors de la causerie, les seigneurs religieux ont dû abandonner le conclave car leurs désidératas vont concorder avec ceux de l’opposition politique qui exige, le respect de la constitution en ce concerne, la limitation des mandats.

Des jours durant, les débats vont aboutir, à un accord. Il faut dire, d’un accord regroupant certains opposants et la majorité. Pour la frange de l’opposition conduite par Etienne Tsisékédi et l’ancien gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, le départ de Joseph Kabila est une condition sine qua none pour tout débat. Pour ceux-ci, le dialogue national et ses clauses constituent un épiphénomène. Et, respecter la loi fondamentale, c’est que l’actuel président Joseph Kabila n’aille pas au-delà de deux mandats déjà effectués. Il doit laisser le pouvoir après le 19 décembre.

 Le fils de l’ancien président Laurent désiré, n’est plus dans les petits plats de la communauté internationale car le non-respect de la constitution pour faire balancer le pays dans la violence. A présent, entre ceux qui ont boycotté le dialogue national et la majorité, c’est un dialogue de sourd. Les jours qui viennent s’annoncent incertains aux yeux des observateurs.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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