RDC – Crise politique : Joseph Kabila, encore à la tête de l’Etat jusqu’au 21 décembre

Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo | Ph. Archives

C’est ce qui ressort de la rencontre du énième round des débats entre les différentes parties. Les discussions reprennent mercredi prochain après le retour des membres de l’église du Vatican.

Les discussions entre l’opposition, la majorité présidentielle et les évêques ses sont achevées à Kinshasa, la capitale congolaise samedi dernier. Elles seront reprises mercredi prochain soit deux jours après le 19 décembre date de la fin du mandat du président.

De la divergence

 La tension est toujours au sortir des échanges. Du côté du pouvoir l’on se dit satisfait. C’est presque une victoire pour le gouvernement qui surf sur la fibre du temps qui passe.

En face, on s’impatiente de la lenteur des échanges. L’opposition s’indigne de la lenteur de l’avancée de la situation. Pour elle, il n’y aura pas de prolongement du mandat du président après la date du 19 décembre. Selon Félix Tchisékédi, fils de l’opposant historique « Qu’aucun accord n’a été trouvé. Il regrette dans la foulée, le déploiement excessif et sans précédent du dispositif militaire sur toute l’étendue du territoire mettant de ce fait le pays sur un pied de guerre ».

Pour l’église à travers la conférence épiscopale nationale congolaise-Cenco, il ya toujours des possibilités pour parvenir à la paix tant souhaitée par les uns et les autres malgré les tensions violentes. Le chaos selon eux est évitable.

Problème

Tout est parti de la question du respect de l’article 70 de la constitution congolaise dispose que « Le président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. A la fin du mandat, le président de la république reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président ». Cependant pour le cas d’espèce, l’actuel président au pouvoir a succédé à son père, en 2006.

D’autre part, les opposants exigent la libération et les poursuites judiciaires qui pèsent sur ses adversaires politiques déclarés comme Moise Katumbi, ancien gouverneur du Katanga aujourd’hui en exile.

Rôle de l’église

Le 26 septembre dernier, le président congolais avait été reçu par le pape François. Une rencontre d’une vingtaine de minutes avec le souverain pontife qui n’avait même pas pris la peine d’accueillir son homologue avec toutes les convenances à la matière. Selon une roche du pape, la question des violences et des massacres empoisonne les relations entre Kinshasa et Rome. L’on se rappelle qu’en août, le pape avait condamné l’ascension des massacres de Béni.

En 2015, le nouveau nonce apostolique en RDC, Louis Mariano Montemayar avait pointé un doigt accusateur sur le gouvernement responsable, selon lui, des exactions à l’Est du pays qui couta la vie à des dizaines de civils « Le premier responsable de la sécurité,  c’est le gouvernement. Aucun doute là-dessus » avait déclaré le représentant de l’Etat du Vatican en RDC.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM