RD Congo – Violations des droits humains : Le Redhac écrit au président Joseph Kabila

Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo | DR
Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo | DR

Dans une correspondance dont CAMERPOST a reçu copie, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) fait part de ses inquiétudes relativement à la situation des droits humains qui a cours en ce moment en République Démocratique du Congo. Le réseau fait ainsi références à plusieurs cas d’interdiction, répression de manifestations, arrestations et détentions arbitraires. Mention est faite sur un fait produit le 15 septembre 2016 à Lemba. Date à laquelle « une dizaine de jeunes dont le Pasteur Remy Flame Manguamba ont été arrêtés vers 17 heures par des agents de l’ANR alors qu’ils participaient à une campagne de sensibilisation sur la constitution et l’alternance politique. Ils seraient détenus au cachot de la direction générale de l’ANR, sans droit de visite des membres de leurs familles, ni de l’assistance de leurs conseils », fait savoir le Redhac qui ajoute que ce n’est pas tout vu que quelques jours avant, le 3 septembre, la police a réprimé violement la manifestation pacifique organisée par l’Association des Natifs de Bulungu (Assona), dans la ville urbano-rurale de Bulungu, province de Kwilu, qui protestait contre la nomination d’un bourgmestre.

 « Il y a eu 40 blessés dont 27 policiers, 10 femmes et une dizaine de personnes arrêtées. La police a aussi réprimé violemment la réunion publique et pacifique organisée par le député Gabriel KyunguwaKumwanza, coordonnateur provincial du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales, exigeant la tenue d’un dialogue national inclusif », peut-on lire dans la note dans laquelle le réseau indique qu’à ce jour aucune enquête n’a été menée sur ces accusations de détention arbitraire et de mauvais traitements infligés aux manifestants pacifiques et aucun responsable présumé de ces actes n’a été amené à en répondre devant la justice.

Des exemples de violations, il y en a dans cette correspondance qui souligne que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la République Démocratique du Congo a adhéré librement en 1976, stipule que (1) ‘Nul ne peut être inquiété pour ses opinions. Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.’, (2) ‘Le droit de réunion pacifique est reconnu.’, (3) ‘Toute personne a le droit de s’associer librement avec d’autres, y compris le droit de constituer des syndicats et d’y adhérer pour la protection de ses intérêts.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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