RD Congo – Election présidentielle : la société civile camerounaise appelle à la transparence et à la crédibilité du processus électoral

Des partisans de Joseph Kabila célèbrent l'annonce de sa victoire, à Goma, vendredi 9 décembre 2011. | © AFP/SIMON MAINA/ARCHIVES
Des partisans de Joseph Kabila célèbrent l’annonce de sa victoire, à Goma, vendredi 9 décembre 2011. | © AFP/SIMON MAINA/ARCHIVES

D’après des associations et réseaux basés au Cameroun qui suivent avec attention la situation politique de la République démocratique du Congo (Rdc), le président Kabila doit tout faire pour que soit respectée la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 30 mars 2016 pour renouveler le mandat de la mission de maintien de la paix en RD Congo (MONUSCO), qui appelle le gouvernement congolais et ses partenaires nationaux à « veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral… et notamment de faire une priorité des conditions nécessaires à la tenue de l’élection présidentielle et législatives de novembre 2016, conformément à la Constitution ».

La société civile fait également savoir à CAMERPOST la nécessité que soit garanti dans ce pays, à l’aube des élections, l’accès à l’information et l’ouverture à tous les médias qui ont été fermés de manière arbitraire, notamment les médias indépendants internationaux, des plateformes de réseaux sociaux, et des communications par messages texte. Par ailleurs, sur la question du non respect de la loi constitutionnelle, au Cameroun, on fait savoir que depuis des mois, l’opposition congolaise craint que le 20 décembre 2016 le président Kabila ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d’année pour s’accrocher au pouvoir. Pourtant la Constitution l’interdit de se représenter à la fin de ce mandat.

 Les interlocuteurs  ajoutent pour le déplorer le fait que des représentants du gouvernement et des membres des forces de sécurité, à maintes reprises, interdisent des manifestations de l’opposition, empêchent des dirigeants de l’opposition de se déplacer librement, lancent du gaz lacrymogène et tirent à balles réelles sur des manifestants pacifiques. « Cherchant ainsi à intimider et réprimer la coalition de voix qui demande des élections crédibles dans un délai court, et une passation pacifique du pouvoir, dans le respect de la Constitution », enchaînent des compatriotes camerounais.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa