Crise centrafricaine : Fatou Bensouda réclame ”justice” pour les victimes – 26/02/2015

Fatou Bensouda, Procureure de la Cour pénale internationale. | © Abidjan.net
Fatou Bensouda, Procureure de la Cour pénale internationale. | © Abidjan.net

La Procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a plaidé pour que ‘’justice’’ soit rendue aux victimes des exactions en Centrafrique, soulignant à ce propos qu’elle s’intéressait beaucoup aux auteurs de tels forfaits.

Fatou Ben Souda qui s’adressait mercredi à la presse au sortir d’une audience avec la présidente Catherine Samba-Panza, effectue une visite en Centrafrique où la CPI a ouvert une enquête judiciaire à la demande du gouvernement sur les multiples violations des droits de l’homme dans le pays depuis 2012 jusqu’à maintenant.

Ces violences sont l’œuvre non seulement des milices chrétiennes antibalakas mais aussi des rebelles de la coalition séléka.

Pour la Procureure de la CPI, le processus de réconciliation, reconstruction et de la paix en Centrafrique ne doit pas se réaliser sans la traduction en justice des auteurs des crimes graves contre l’humanité commis par les groupes armés.

La Juridiction soutient le projet de création de la Cour pénale spéciale en Centrafrique pour juger les criminels qui ne rentrent pas dans sa compétence.

Cette visite de Ben Souda a permis à l’Etat centrafricain et à la Cour pénale internationale de faire le bilan de leur coopération.

Il ya peu les autorités centrafricaines avaient capturé et livré à la CPI un rebelle ougandais de la LRA, Dominique Ogwen, qu’elle recherchait depuis.

Au mois de décembre dernier, la Présidente de la transition Catherine Samba Panza, a participé à la 13ème Conférence des pays signataires de traité créant la CPI, pour consolider la coopération avec cette institution.

La CPI a une représentation en Centrafrique depuis 2003 suite à la traduction du chef rebelle congolais Jean Pierre Bemba Gombo devant elle, à cause de multiples cas de viols que ses troupes ont commis pendant leur soutien à l’ancien président Ange Félix-Patassé pour se maintenir au pouvoir.

Cette visite en Centrafrique est capitale car elle permet à la cour de faire le point des différentes enquêtes enclenchées mais aussi de recueillir les avis des autorités de la transition sur les stratégies de lutte contre l’impunité car la CPI entend faire évoluer ses enquêtes dans le pays.

© CamerPost avec © APA