Premier concert du FEMUA 8: Habib Koité émerveille l’Institut français de Côte d’Ivoire – 23/04/2015

Habib Koité a émerveillé l'Institut français de Côte d'Ivoire | © APA
Habib Koité a émerveillé l’Institut français de Côte d’Ivoire | © APA

Le premier concert de la huitième édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA 8), a été donné, mercredi soir, à l’Institut français de Côte d’Ivoire (IFCI) par l’artiste chanteur et musicien malien, Habib Koité qui a émerveillé le public abidjanais, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

L’originalité d’Habib Koité, compositeur, arrangeur, guitariste et chanteur, n’a pas laissé indifférent les spectateurs. Passant en revue son riche répertoire, l’artiste qui illustre à merveille la diversité culturelle de son pays et même du continent a su tenir en haleine le public.

Fredonnant notamment ses chansons “matinées de blues” et “flamenco” ainsi que son dernier album intitulé “So” (chez soi) qui intègrent des sonorités et des chants propres à diverses ethnies maliennes, Habib Koité crée une ambiance électrique dans la salle composée majoritairement d’européens.

Ce barde moderne tire des accents exceptionnels de sa guitare grâce à une technique développée et perfectionnée sur la kora et le ngoni, deux instruments typiquement africains et procure de la joie aux festivaliers pendant près de deux heures.

“J’avais confiance en ses capacité et ses talents. Habib Koité a surpris plus d’un (…)” se félicite Salif Traoré dit A’Salfo, le Commissaire général du FEMUA. “Il n’y avait pas mieux qu’Habib Koité pour ouvrir le volet musical du FEMUA. Nous avons eu du plaisir”, ajoute-t-il, concluant que “maintenant le FEMUA est ouvert musicalement”.

Habib Koité ne cache pas lui-même sa joie d’être à Abidjan d’où sa dernière prestation remonte au Marché des arts et du spectacle africain (MASA) en 1995. “Je suis honoré pour cette distinction de me prendre comme l’artiste d’ouverture du FEMUA 8”, se réjouit Koité après sa prestation.

Le FEMUA 2015 prévu du 21 au 26 avril sous le thème de l’intégration et du rapprochement des peuples a démarré ses activités mardi par une visite de courtoisie de Salif Traoré dit A’Salfo aux différents partenaires du Festival en attendant la cérémonie officielle d’ouverture prévue ce jeudi après-midi à Anoumabo, en présence du Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Désiré Kadré Ouédraogo et de plusieurs autres personnalités.

Cette édition est marquée par des innovations de taille, dont la création d’ateliers et séminaires de formation, pour faire du FEMUA un “carrefour de rencontres professionnelles et d’échanges entre artistes, hommes de médias, spécialistes de la culture et festivaliers”.

Se voulant un projet évolutif, ce festival a été créé en 2008 sur l’initiative de son Commissaire général actuel, Salif Traoré dit A’Salfo, un Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) chargé de l’alphabétisation et de la culture de la paix.

En février dernier, le Président Ouédraogo avait assisté, à la Maison de l’UNESCO à Paris, à la cérémonie de lancement de FEMUA 8. A cette occasion, il avait pris la mesure de l’importance de ce festival de musiques urbaines qui, outre la Côte d’Ivoire, pays hôte, voit la participation d’artistes en provenance d’Afrique du Sud, de la RD Congo, des Etats-Unis, du Nigéria, de la Colombie, d’Ouganda, de Cabo Verde, du Ghana, du Burkina Faso et du Togo.

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