Pose de la fibre optique : Le Burkina Faso à l’école camerounaise – 23/04/2015

Pose de la fibre optique | Photo d'archives
Pose de la fibre optique | Photo d’archives

Des échanges avec les responsables du ministère des Postes et Télécommunications et ceux de Camtel mardi à Yaoundé, la délégation burkinabé a été édifiée sur les options à prendre.

Avec un réseau de plus de 6000 km de fibre optique, le Cameroun a pour vocation d’être le hub, le concentrateur de l’Afrique centrale. Réseau qui est d’ailleurs encore en cours d’extension. Toutes choses qui ont motivé le Burkina Faso à s’inspirer de l’expérience camerounaise dans la mise en place du backbone, réseau informatique de longue distance et de plus haut débit. Une délégation burkinabé a été reçue mardi à Yaoundé par le secrétaire général par intérim du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), Emmanuel Pokossi Belle. A son arrivée, le chef de la délégation burkinabé, Lamoussa Oualbeogo, a déclaré : « Le Cameroun est en avance par rapport à nous en matière de gestion en backbone, en fibre optique parce qu’il dispose déjà de cette infrastructure. Une coopération Sud-Sud nous permettra de mieux nous inspirer de cette expérience pour la mise en place de notre infrastructure ». En effet, le Burkina Faso a signé un contrat avec Huawei pour l’installation de 5444 km de fibre optique afin de couvrir l’ensemble du pays. « Il nous reste à mobiliser les financements pour mettre en place cette structure », a indiqué Lamoussa Oualbeogo.

Les membres de la délégation burkinabé ont, par la suite, été reçus par le directeur général de Camtel, David Nkoto Emane. Un entretien au cours duquel l’ensemble du réseau de l’entreprise leur a été présenté ainsi que son projet de modernisation. Ce dernier vise à améliorer la qualité du service Internet. « Nous sommes en plein déploiement de la fibre optique pour offrir au client final, du très haut débit en ADSL », a précisé l’un des intervenants. Le directeur général de Camtel a, par ailleurs, conseillé aux burkinabés : « Si vous souhaitez réhabiliter les télécoms au Burkina Faso, le Backbone devra être l’objet de la création d’une structure nationale, gérée par l’Etat. Cela sera davantage bénéfique au pays contrairement à si elle est administrée par une entreprise privée». Les deux parties ont également échangé sur des questions techniques et stratégiques avant de revisiter la coopération internationale en matière de télécommunications.

Source : © Cameroon Tribune

Par Marilyne NGAMBO TCHOFO