Politique : Sommet de la CEMAC de Libreville

Le Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) vient de se tenir à Libreville sous fond d’adoubement du nouvel homme fort de Bangui, Michel DJOTOJIA. Ce dernier, rappelons-le, vient de prendre le pouvoir par les armes en République Centrafricaine. Il arrivé dans la capitale gabonaise auréolé par le soutien d’Idriss DEBY, qui selon les géo-stratèges se positionne dans la sous-région comme le point focal de la Françafrique. Même si certains de ses pairs et notamment le Président Paul BIYA, ne seraient pas prêts à légitimer cette prise de pouvoir.

CEMAC

L’évènement qui s’est achevé le 15 juin 2013, a commencé le 10 juin 2013 par l’inauguration du nouveau siège de la BEAC, puis s’est poursuivi par une conférence sur la finance en Zone CEMAC et a été clôturé par le Forum New York – Africa. Cette dernière articulation qui est à sa deuxième édition, est une réunion d’experts, d’économistes, d’universitaires, d’anciens chefs d’Etats et ceux en poste pour échanger sur les aspects de développement en Afrique.
Seul bémol à l’éclat de cet évènement, c’est l’absence remarquée et remarquable du Président Paul BIYA dont les absences à ce type de rendez-vous ne surprennent plus personne. Le Président camerounais s’est fait représenté par le Premier Ministre Philémon YANG. Même si le Cameroun était représenté au sommet du pouvoir, l’on continue quand-même à s’interroger sur la pertinence de la diplomatie d’absence qui est le label du Président de la République et sur la question du leadership sous-régional.

La grande résolution au-delà da la question centrafricaine, du transfert du siège de la CEMAC et la mise en route d’Air CEMAC, c’est l’effectivité de la libre circulation des hommes et des biens dès le 1er janvier 2014. Vivement que cette fois, les uns et les autres mettent effectivement en application cette déclaration. On parlera alors véritablement d’intégration sous-régionale quand on sait que le Gabon et la Guinée Equatoriale se sont toujours montrés réticents sur la question. Enfin la question sécuritaire a aussi été abordée. Pour le renforcement de la Force multinationale de la CEMAC les Etats ont été appelés à contribuer à hauteur de 5 milliards de FCFA.

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