Point sur les publications scientifiques mondiales

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Sciences : point sur les publications scientifiques mondiales

Deux chercheurs-géographes, le professeur Myriam Baron, de l’Université Paris Est Créteil et le maître de conférences Laurent Jégou, de l’Université Toulouse Jean Jaurès ont publié une carte un peu spéciale. Elle permet en effet de voir de manière globale l’état des publications scientifiques dans le monde. Le point avec CAMERPOST.

La situation au niveau mondial

Cette carte permet de visionner la situation de la production littéraire scientifique dans le monde. Un pays change de taille proportionnellement en fonction de la contribution qu’il apporte dans le monde scientifique. Selon la visualisation, les États-Unis dominent largement, car ils produisent plus du quart des articles du monde. Au total, cette productivité représente 325 000 publications scientifiques. Pourtant, après addition des parutions scientifiques de chaque état membre de l’Union européenne, cette dernière prend le premier rang avec 105 000 publications de plus soit 430 000. Cela fait en tout 34 % de la production mondiale. La Chine se démarque également, car elle a réussi à sortir uniquement dans sa capitale, Pékin, 32 500 articles.

L’Afrique presque invisible sur la carte des publications scientifiques

En regardant cette représentation mondiale des articles scientifiques, le continent africain paraît minuscule. Pour illustrer le cas, le nombre de brevets enregistré sur une année est pris en compte. Le Cameroun, comme plusieurs autres pays africains, recense un nombre très réduit de brevets. D’après les sources de l’UNESCO, en 2005 et 2009 , le pays compte deux brevets enregistrés. Pour 2010, le nombre a atteint le double, soit quatre brevets, mais est redescendu avec trois brevets en 2012. Les quatre brevets sont tout de même retrouvés en 2013. En résumant la situation pour l’Afrique, l’UNESCO la compare avec l’ensemble des pays d’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse ou AELE. En effet, les chercheurs de l’AELE représentent 0,9 % des chercheurs au monde, mais publient 2,8 % des articles mondiaux scientifiques contre 2,6 % pour toute l’Afrique.

C’est d’ailleurs les pays d’Afrique du Nord, et de l’Afrique du Sud, notamment l’Égypte et la Tunisie qui représentent la part la plus importante.

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