Phosphates : Le Sénégal veut se hisser parmi les trois premiers producteurs en Afrique d’ici 2023 – 11/11/2014

Mohamed Ben Abdallah Dionne, Premier ministre sénégalais.
Mohamed Ben Abdallah Dionne, Premier ministre sénégalais.

Le Sénégal ambitionne de se hisser parmi les trois premiers producteurs de phosphates en Afrique à l’horizon 2023, a révélé, mardi, le Premier ministre Mohamed Ben Abdallah Dionne.

« Le développement de cette filière constitue un enjeu important pour le Plan Sénégal Emergent (PSE), car il contribue à rééquilibrer la balance commerciale, mais également à relever durablement de la productivité et des niveaux de production agricole », a-t-il dit dans sa déclaration de politique générale.

A travers le PSE, le Sénégal vise à conduire le pays à l’émergence, à l’horizon 2035, avec une croissance annuelle de 7 pour cent à compter de 2017.

Ses partenaires techniques et financiers (PTF) se sont engagés à financer le PSE pour un montant de 3729,4 milliards FCFA (environ 7,46 milliards de dollars.

Mohamed Ben Abdallah Dionne a été nommé le 6 juillet 2014.

« Il n’est pas rationnel que notre pays, si bien doté en phosphates de qualité, importe toute sa consommation d’engrais et exporte ses ressources sans transformation poussée », a encore dit Dionne.

A cet effet, il a indiqué que le Sénégal a décidé que la demande locale en engrais, qui évoluera vers 150 000 tonnes au moins par an, soit satisfaite par les industriels locaux.

Pour capter cet important marché, appelé à croître les années à venir, a-til poursuivi, les industriels devront maîtriser leurs coûts et améliorer la compétitivité de leurs produits.

Le Premier ministre sénégalais (ICS) n’a également que les Industries Chimiques Sénégalaises (ICS, en pleine restructuration, devront atteindre leur pleine capacité de production estimée à 600 000 tonnes par an dans les 20 prochains mois, à la faveur d’un important programme d’investissement privé de 112 milliards de FCFA.

Il a annoncé à ce propos qu’une enveloppe de 50 milliards est déjà mobilisée pour rénover l’outil de production et assainir la situation financière de l’entreprise.

Parallèlement, a ajouté Dionne, les phosphates de Matam devront atteindre une production de 500. 000 tonnes en 2015 et 1,5 million de tonne par an en vitesse de croisière.

Cette filière phosphates sera également renforcée avec les perspectives offertes par la mise en exploitation, dès janvier 2015, d’une nouvelle mine d’un potentiel de 240 millions de tonnes de minerai, avec un démarrage de la production à partir du 1er semestre de 2016.

© CamerPost avec © APA

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