Pas question de nouvelle transition en Centrafrique avertit le ministre congolais des Affaires étrangères – 19/10/2014

Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération de la République du Congo, Basile Ikouebe. Photo: ONU/Paulo Filgueiras
Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération de la République du Congo, Basile Ikouebe. Photo: ONU/Paulo Filgueiras

Le ministre congolais des affaires étrangères, M. Basile Ikouébé, émissaire du médiateur dans la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso, a sensibilisé les Centrafricains sur la volonté de la communauté internationale d’exclure toute autre ouverture de la porte à une nouvelle transition.

« Il faut comprendre d’abord qu’il n’y aura pas une troisième transition. Sinon il faudrait tout recommencer. Qu’on soit sur des barricades ou ailleurs il faut se dire que nous allons aux urnes », a martelé M. Ikouebe lors d’une conférence de presse, samedi, au terme du séjour de la mission de haut niveau de l’Union africaine et des Nations Unies à Bangui, dépêchée par le président congolais Sassou Nguesso.

S’adressant aux autorités de la transition, l’émissaire a appelé le gouvernement à « faire publier le plus vite possible un chronogramme des activités d’une part et d’autre part de cesser les querelles de personnes ».

Et de notre côté, a-t-il promis, « nous demandons à la communauté internationale de s’impliquer davantage et d’accélérer la mise en œuvre des engagements qui ont été pris. Parce que tout cela nécessite des moyens. « Nous ferons ce qui est possible de faire à l’exemple de la Syrie de l’Afghanistan ou en Iraq tout en faisant confiance à la Minusca”, a-t-il dit.

Aux fauteurs de troubles, le chef de la diplomatie congolaise les a mis en garde et menacé de demander l’activation du volet judiciaire des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Car a-t-il prévenu, « il y a des résolutions qui contiennent des sanctions. Il y a aussi des personnes ciblées et ces mesures n’ont pas été activées parce que nous privilégions le dialogue politique et la paix ».

En cas de persistance, a-t-il insisté, « nous allons demander au Conseil de sécurité d’activer les mesures qui ont été proposées dans le cadre des sanctions individuelles et en même temps allonger la liste des personnes à poursuivre ».

© Camer Post avec © APA

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