Pâques : Le pape François a prié pour le Cameroun

Le pape François a célébré la traditionnelle messe de Pâques au Vatican dimanche 27 mars mars. | Crédit : AP/SIPA
Le pape François a célébré la traditionnelle messe de Pâques au Vatican dimanche 27 mars mars. | Crédit : AP/SIPA

Dans son message Urbi et Orbi prononcé dimanche à l’occasion de la fête de pâques, le Pape François a cité plusieurs  pays en conflit,  en guerre  ou victimes d’actes terroristes à l’instar du Cameroun.

Le pape François a condamné le dimanche 27 mars 2016 à la place Saint-Pierre, à Rome, le terrorisme qui fait de nombreuses victimes à travers le monde. Le souverain pontife a cité plusieurs pays touchés, notamment la Belgique, la Turquie, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et l’Irak. C’était lors de son traditionnel message « Urbi et Orbi » (à la ville et au monde, ndlr). En effet, dans son message de Pâques, le pape François a condamné « la forme aveugle et atroce de la violence qui ne cesse pas de répandre le sang innocent ».  La paix est menacée dans plusieurs pays africains. Le Pape souhaite qu’y aboutissent « les ferments d’espérance et les perspectives de paix en Afrique ». Des pays en crise, en conflits ou en guerre tels que la Libye, le Burundi, le Mozambique, la République démocratique du Congo(Rdc), le Soudan du Sud, le Yémen, la Syrie ont aussi été cités.

Construire une société fraternelle

Le Pape François a demandé à Jésus de stimuler « notre proximité aux victimes du terrorisme » et prié pour ces pays : « Que le Christ ressuscité ouvre des chemins d’espérance à la Syrie bien aimée ». Précisant que la Syrie est un État « déchiqueté par un long conflit, avec son triste cortège de destructions, de mort, de mépris du droit humanitaire et de décomposition de la cohabitation civile », le pape François a aussi eu une pensée pour l’Ukraine où il souhaite que soient menées des « initiatives d’aide humanitaire, parmi lesquelles la libération des personnes détenues ». Avec en pensée les négociations de Genève, le Pape François a confié « à la puissance du Seigneur ressuscité les discussions en cours, pour que, grâce à la bonne volonté et à la collaboration de tous, on puisse recueillir des fruits de paix et engager la construction d’une société fraternelle, respectueuse de la dignité et des droits de tout citoyen », a-t-il ajouté.

Au sujet du conflit israélo-palestinien, sur la ter où vécut le Christ, le Pape a appelé à des « négociations directes et sincères » en vue de « construire les bases d’une paix juste et durable ».  Ceci afin de permettre « la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens ». Le Saint Père a également eu une pensée et une prière pour toutes les personnes en situation de souffrance. Il a formulé le vœu que le Christ ressuscité «nous donne son regard de tendresse et de compassion envers les affamés et les assoiffés, les étrangers et les prisonniers, les marginaux et les exclus, les victimes des abus et de la violence», a dit le Pape François en  pensant aux  hommes et  aux femmes en chemin à « la recherche d’un avenir meilleur, à la file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés – parmi lesquels de nombreux enfants – fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l’injustice sociale ».

Assister et protéger les victimes des conflits

Le Pape dénonce le « refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l’aide ». Poursuivant son message, le pape François a fait remarquer que « face aux gouffres spirituels et moraux de l’humanité, face aux vides qui s’ouvrent dans les cœurs et qui provoquent la haine et la mort, seule une miséricorde infinie peut nous donner le salut. Seul Dieu peut remplir de son amour ces vides, ces abîmes, et nous permettre de ne pas nous écrouler, mais de continuer à marcher ensemble vers la Terre de la liberté et de la vie », a déclaré le Pape François en  espérant que le « prochain sommet humanitaire mondial n’oublie pas de mettre au centre la personne humaine avec sa dignité et d’élaborer des politiques capables d’assister et de protéger les victimes des conflits et des autres situations d’urgence, surtout les plus vulnérables et tous ceux qui sont persécutés pour des raisons ethniques et religieuses », a-t-il conclu.

Source : © La Nouvelle Expression

Par  Edmond Kamguia K.