OPERATION EPERVIER : Marafa accusé de blanchiment d’argent

Marafa Hamidou Yaya, a été convoqué à la Police Judiciaire la semaine dernière pour répondre à une commission rogatoire. Celle-ci avait été déployée au Luxembourg pour enquêter sur les comptes de l’Ex-Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation.

Marafa H. Yaya
Marafa H. Yaya

Vendredi dernier les locaux de la Direction de la Police Judiciaire à Yaoundé ont reçu un hôte de marque. Dès les premières heures de la mâtiné, un dispositif discret mais visible était déployé aux abords du bâtiment avec notamment des agents en civil qui avaient pour instructions de ne laisser entrer aucune personne étrangère au service dans les locaux. De sources bien introduites Marafa Hamidou Yaya serait accusé de détenir des comptes sur lesquels des mouvements suspects de fonds auraient été enregistrés. L’Etat du Cameroun à donc mis sur pied des commissions rogatoires notamment dans le cadre de l’affaire de l’avion présidentiel. Une affaire pour laquelle le principal concerné a affirmé n’avoir rien à dire. Durant son audition, Marafa Hamidou Yaya a apprit qu’il est accusé de blanchiment d’argent. Il a renvoyé les enquêteurs à son mémoire de défense en précisant qu’il a déjà tout dit sur l’affaire de l’avion présidentiel et qu’il n’ya rien à ajouter. Certaines indiscrétions laissent comprendre qu’il lui est également reproché d’avoir usé de sa position du temps où il était Secrétaire Général de la Présidence de la République, pour accorder des facilités à certains opérateurs dans le cadre de la privatisation des entreprises publiques. Des facilités en contre partie de commissions. Ce qui justifie une autre commission rogatoire introduite par un juge Luxembourgeois. Ce dernier souhaite avoir des informations en rapport avec certains mouvements de fonds sur les comptes de l’Ex-Minatd. Les proches de l’Ex-Minatd estiment que toutes ces nouvelles accusations sont sans fondements et qu’il s’agit en réalité de la fameuse stratégie du ‘’rouleau compresseur’’ destinée à maintenir les adversaires politiques du régime en prison.

Hakim ABDELKADER