Oliver Chmiel : « Nous remettrons 2 millions de plants de cacao aux coopératives ivoiriennes cette année » – 26/05/2015

Oliver Chmiel, directeur du Centre de recherche de Nestlé Abidjan | © CamerPost/FWB
Oliver Chmiel, directeur du Centre de recherche de Nestlé Abidjan | © CamerPost/FWB

Rencontré dans le cadre d’un travail mené sur le développement de la production du cacao en Côte d’Ivoire, le directeur du Centre de recherche de Nestlé Abidjan, Oliver Chmiel, installé il y a trois semaines, donne son avis.

Qu’est ce qui vous a motivé de faire visiter ce centre de recherche de Nestlé Abidjan aux journalistes africains ?

C’est toujours bien de rester proche avec les communautés pour qu’il y ait une transparence sur nos actions afin de bien montrer notre savoir-faire et comment nos actions peuvent améliorer la vie des consommateurs.

Votre groupe investit environ 12 millions d’euro dans ce centre de recherche. Comment cela se matérialise ?

C’est à peu près le budget lié au salaire des employés, à l’entretien des bâtiments, pour effectuer des recherches et des essaies, etc.

Quelle place occupe la technologie dans le centre de recherche d’Abidjan ?

C’est le point primordial où nous pouvons faire la différence et créer de l’innovation. Tout le monde peut acheter des matières premières. Mais pour produire avec un avantage sur le concurrent, il faut avoir cette technologie de pointe. Sans elle, rien n’est possible. Nous avons par exemple ici un gaz-chromatographe. Nous mettons des moyens qu’il faut pour la sécurité des nutriments. Il faut un instrument comme ce gaz-chromatographe pour détecter s’il y a par exemple des micro-toxines dans les nutriments et tous les échantillons venus qui arrivent de tous les pays d’Afrique.

De nombreuses initiatives sont mises en place ses derniers temps concernant le café et le cacao par exemple. Mais il n’existe toujours pas une décentralisation, dans chaque pays, au niveau de la recherche et de la transformation des produits. Pourquoi ?

Le problème est que nous n’avons pas des usines dans tous les pays. Au Cameroun par exemple, on a une usine mais on n’a pas encore une ligne de production qui permet de transformer le café sur place. On le transforme ici et on a une ligne d’emballage au Cameroun. il est fort probable qu’on le transforme au Cameroun dans le futur.

Vous avez initié un projet dénommé « Cocoa plant » pour fournir des jeunes plants de cacaoyers aux coopératives. Comment cela se fera au cours de cette année 2015 ?

Toute la production de plants que nous faisons ici est uniquement destinée à la Côte d’ivoire. Nous avons 2 millions de plants que nous allons distribuer cette année 2015. Le projet « Cocoa plant » s’étend aujourd’hui au Ghana parce que nous achetons le Cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire. Pour l’achat du café, nous le faisons en Côte d’ivoire et maintenant au Cameroun avec le lancement du « café camerounais 2g ». Pour le Cameroun, il est vraiment récent. On a un objectif d’accroître l’approvisionnement local dans la région. Et nous travaillons sans relâche pour ça. Ce sont des choses qui prennent du temps et se sont des investissements à long terme.

© CamerPost – Propos recueillis par Frank William BATCHOU à Abidjan

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