Noël Le Graët : « Ce match France-Cameroun était une priorité »

Noël Le Graët lors de l'ouverture de l'assemblée fédérale de la Fédération française de football le 28 mai 2016 à Tours. | © AFP / GUILLAUME SOUVANT
Noël Le Graët lors de l’ouverture de l’assemblée fédérale de la Fédération française de football le 28 mai 2016 à Tours. | © AFP / GUILLAUME SOUVANT

Les Bleus vont affronter une sélection africaine pour la septième fois seulement en dix ans, avec le match France-Cameroun prévu ce 30 mai à Nantes. Le président de la Fédération française (FFF), Noël Le Graët, personnage influent du foot français, revient à cette occasion sur les relations avec l’Afrique.

RFI : Noël Le Graët, les matches entre l’équipe de France de football et les sélections africaines sont rares. Le dernier remonte à la Coupe du monde 2014, face au Nigeria. Pourquoi avoir organisé cette rencontre face à une équipe africaine maintenant, qui plus est juste avant un Championnat d’Europe ?

Noël Le Graët : Les dates de l’Uefa [la Confédération européenne de foot, Ndlr] et celles de la Coupe d’Afrique des nations ne sont pas toujours compatibles pour organiser des matches amicaux comme celui-ci.

Là, il y avait un créneau de libre, avec deux matches de préparation de l’équipe de France. J’étais en contact permanent avec des pays comme le Cameroun. Les Camerounais se sont trouvés disponibles, avec la même envie que nous. Pour nous, ce match était une priorité. Je voulais une nation africaine à Nantes.

En 2018, la Ligue des Nations va voir le jour. Cette nouvelle compétition européenne va accaparer une bonne partie du calendrier de l’équipe de France. Les Bleus joueront donc très rarement contre des équipes d’autres continents. Cela veut-il dire qu’on ne verra plus de matches amicaux comme ce France-Cameroun ?

Non, on ne peut pas dire ça. Il restera encore deux matches de disponible chaque saison. Après, les calendriers africain et européen doivent peut-être être mieux étudiés. Car on a un intérêt commun à se rencontrer.

Le football africain progresse et dispose de très belles équipes. Et puis, on entretient des relations permanentes avec les joueurs africains dans nos clubs. Il y en a beaucoup dans nos championnats de première et deuxième division.

Ne pas aller jouer en Afrique est un crève-cœur. J’ai envie d’y aller depuis longtemps. Mais c’est presqu’impossible de trouver des dates qui sont conformes aux contrats des footballeurs professionnels et de partir deux ou trois semaines en équipe nationale. […]

Cela veut-il dire qu’on n’est pas prêt de voir le premier match de l’équipe de France en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale ?

Je n’ai pas dit ça. J’ai toujours souhaité qu’on trouve une date. Mais en-dehors des compétitions officielles comme l’Euro 2016…

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