Nigeria : plusieurs otages de Boko Haram libres mais en état de grossesse – 04/05/2015

 Capture d'écran d'une vidéo de Boko Haram, réalisée le 12 mai 2014, montrant des lycéennes nigérianes aux mains du groupe islamiste | Boko Haram/AFP/Archives
Capture d’écran d’une vidéo de Boko Haram, réalisée le 12 mai 2014, montrant des lycéennes nigérianes aux mains du groupe islamiste | Boko Haram/AFP/Archives

Plusieurs filles faisant partie des 234 femmes et enfants sauvés par l’armée nigériane après une descente dans la Forêt de Sambisa (Etat de Borno), seraient visiblement enceintes, un constat qui confirme presque les rumeurs véhiculées depuis samedi et faisant état de la grossesse d’au moins 214 filles extirpées d’un des camps de Boko Haram.

Le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), le professeur Babatunde Osotimehin, a révélé dans le quotidien nigérian Vanguard paru ce lundi, que rien que l’année dernière, l’organisation a suivi plus de 16.000 grossesses qui sont arrivées à terme dans le Nord-est instable du Nigeria.

Selon le quotidien, Osotimehin a expliqué que l’organisation, par prévision de l’ampleur du problème, avait mis en place une forte équipe en collaboration avec les autorités fédérales et de l’Etat, pour d’abord restaurer la dignité des filles, qui, a-t-il souligné, ont subi de sérieux traumatismes psychosociaux.

Sur l’état des filles, il a expliqué que la plupart d’entre elles, en raison d’une longue période de séquestration, ont besoin de services spéciaux pour faciliter leur intégration dans la société.

‘’Ce que nous avons constaté, c’est que certaines des femmes et des filles retrouvées souffrent d’une angoisse, elles ont donc besoin d’une assistance plus intense et des conseils qui vont travailler avec elles de façon individuelle”.

‘’Je salue le fait que les communautés ne les repoussent pas. C’est également une thérapie importante. Nous prévoyons que la situation dégénère, en raison de l’intervention militaire qui se poursuit et nous constatons que d’avantage de victimes auront maintenant besoin de nos services que nous poursuivrons”, a-t-il indiqué.

Osotimehin a par ailleurs indiqué que le FNUAP avait déjà collaboré avec le gouvernement fédéral pour former 60 conseiller personnels qui vont offrir des services psycho-sociaux aux femmes et enfants touchés, précisant que les personnes formées viennent des communautés et qu’elles comprennent le contexte et la sociologie du peuple.

© CamerPost avec © APA

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