Nigeria : Au moins 16 morts dans un attentat à la bombe -02/05/2014

Un correspondant de l’AFP a vu neuf morts à l’hôpital général Asokoro d’Abuja tandis qu’un témoin a indiqué sous couvert de l’anonymat avoir vu sept corps dans le même établissement.

La bombe a explosé à 20 heures locales (21 heures à Paris) dans la même gare routière de la périphérie d’Abuja où un attentat avait fait au moins 75 morts le 14 avril, selon un responsable. L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant, mais les soupçons se sont immédiatement portés sur le groupe islamiste Boko Haram, dont les attaques ont fait des milliers de morts au Nigeria depuis cinq ans.

La capitale du Nigeria n’avait plus connu d’attentat de ce type depuis avril 2012, lorsque des kamikazes avaient attaqué les bureaux d’un journal. Les violences attribuées à Boko Haram ont déjà fait plus de 1 500 morts depuis en 2014, selon Amnesty International. Mais la plupart des attaques récentes sont concentrées dans le nord-est du Nigeria. Cette nouvelle attaque, au cœur du pays, jette un nouveau doute sur les affirmations de l’armée selon lesquelles Boko Haram est affaibli et n’est plus capable de frapper des cibles importantes.

A un an des prochaines élections générales, Goodluck Jonathan est très critiqué pour son impuissance face à Boko Haram. Cette dernière attaque jette à nouveau le doute sur les affirmations de l’armée selon lesquelles les islamistes seraient affaiblis et plus capables de frapper des cibles importantes.

En proie depuis 2009 aux actions terroristes de Boko Haram, le nord-est du Nigeria connaît depuis le début de l’année une flambée de violences sans précédent. Les assassinats, destructions d’écoles, attaques de villages, sont devenus quasi quotidiens et auraient fait au moins sept cents morts en l’espace de deux mois, selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch. Amnesty International n’hésite plus à dire que la crise est devenue un « conflit armé ».

Des centaines de parents des lycéennes enlevées il y a plus de deux semaines par les islamistes de Boko Haram se sont rassemblés jeudi pour une marche de protestation à Chibok, la ville du nord-est du Nigeria où le rapt a eu lieu, appelant à l’aide le gouvernement et la communauté internationale. Les mères et les pères, dont beaucoup habillés de rouge, brandissant des pancartes « Trouvez nos filles », sont partis de la résidence d’un responsable local et ont marché un kilomètre jusqu’à l’école, où ils ont prié pour la libération de leurs filles, a indiqué à l’AFP un manifestant, réclamant l’anonymat.

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