Nigeria : 30 morts dans l’attaque de trois villages par Boko Haram

L’armée nigériane a publié des photos des femmes, enfants et bébés libérés le 27 octobre. | © AFP / Illustration
L’armée nigériane a publié des photos des femmes, enfants et bébés libérés le 27 octobre. | © AFP / Illustration

Au moins 30 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans des attaques perpétrées samedi contre trois villages du nord-est du Nigeria, attribuées au groupe islamiste Boko Haram.

Boko Haram s’est rendu coupable d’un nouveau massacre au Nigeria. Au moins 30 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans des attaques contre trois villages du nord-est du Nigeria, attribuées au groupe islamiste, ont déclaré mardi 15 décembre des gardes civils.

Les attaques, qui ont eu lieu samedi, ont visé trois localités, Warwara, Mangari et Bura-Shika, proches de Buratai, le village natal du chef de l’armée Tukur Yusuf Buratai, dans l’État de Borno. Elles avaient déjà été plusieurs fois par le passé la cible des islamistes.

“Boko Haram a tué au total 30 personnes dans trois villages et en a blessé une vingtaine d’autres”, a indiqué un garde civil qui aide l’armée à combattre les rebelles.

“La plupart des personnes tuées ont été massacrées à la machette et à la hache, et les blessés touchés alors qu’ils tentaient de s’enfuir”, a ajouté Mustapha Karimbe. Les assaillants ont ensuite incendié les trois villages.

Des villages plusieurs fois visés

Les informations sur ces attaques sont sorties tardivement en raison de la mauvaise qualité des télécommunications dans la région, Boko Haram ayant détruit de nombreux pylônes dans de précédents raids.

Vingt personnes ont été tuées à Warwara, le village le plus touché, a raconté Musa Suleiman, un autre garde civil. Six habitants sont morts à Bura-Shika et quatre à Mangari, selon lui.

Les habitants de ces localités ont fui à Biu, à 30 kilomètres de là.

Buratai et les villages voisins ont été plusieurs fois la cible de raids de Boko Haram, qui y ont massacré de nombreux habitants et incendié les bâtiments.

Jeudi, des hommes armés du groupe islamiste avaient tué 14 personnes, dont certaines ont été décapitées, à Kamuya, le village de la mère du chef de l’armée, qu’ils avaient ensuite rasé.

Par © AFP

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