Nécrologie : Polémique autour du décès de Charles Ateba Eyene

Si certains acceptent que son jour était arrivé de quitter ce monde, d’autres par contre balayent d’un revers de la main la thèse d’une mort naturelle.

Charles Ateba Eyene
Charles Ateba Eyene

On ne verra plus jamais Charles Ateba Eyene à l’écran entrain d’éplucher avec maestria des sujets sensibles comme l’homosexualité ou les sectes. On ne l’écoutera non plus à la radio entrain de faire le même exercice tout comme on ne lira plus l’une de ses prises de position dans aucun journal. L’homme politique et non moins écrivain prolifique a rendu l’âme le 21 février 2014 au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé(Chu). Charles Ateba Eyene aurait été victime d’une infection pulmonaire et des problèmes au thorax, d’après des sources sanitaires. D’après le récit d’un membre de sa famille, Ateba Eyene qui souffrait depuis le mois de janvier a d’abord pris l’option de se faire suivre à domicile par un médecin avant d’être interné dans une clinique puis transporté au Chu dans un état inquiétant.

La date de ses obsèques n’est pas encore officiellement connue mais le débat s’anime autour de son décès. Dans les chaines de radios et de télévisions comme dans tous les coins de la rue, c’est le sujet qui est sur toutes les lèvres. Si certains croient à une mort naturelle, d’autres, plus nombreux encore bottent en touche cette thèse, et proclament qu’il a été victime de son acharnement à changer le Cameroun notamment en s’attaquant à tous les fléaux qui freinent son développement.

Agé de 42 ans, Ateba Eyené était enseignant à l’université de Yaoundé II, membre suppléant du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc), parti au pouvoir et écrivain prolifique. Il avait à son actif de nombreux ouvrages dont l’un des plus célèbre est « Le Cameroun sous la dictature des loges, des sectes, du magico-anal et des réseaux mafieux, de véritables freins contre l’émergence en 2035, la logique au cœur de la performance ». Originaire de Bikoka dans le département de l’Océan, région du Sud, il laisse neuf enfants.

© Camerpost.com : Achille Nayé

Vous aimez ? Partagez !