Naufrage dans les eaux camerounaises : Les familles des victimes demandent des réparations

Les familles des victimes du naufrage dans les eaux camerounaises demandent des réparations | Illustration
Les familles des victimes du naufrage dans les eaux camerounaises demandent des réparations | Illustration

Elles entendent intentées des poursuites judiciaires contre Roman Angué, le propriétaire du bateau ayant coulé dans les eaux camerounaises le 18 septembre dernier.

Les proches des personnes décédées suite au naufrage d’un bateau transportant des marchandises le 18 septembre dernier viennent de déposer une plainte auprès des plus hautes autorités de la région du Littoral. Celle-i vise aussi bien l’armateur de nationalité Equato-Guinéenne du bateau naufragé, le nommé Roman Angué,  Ferdinand Mbarga, le consignataire et tous les membres de l’équipage. Egalement concernés par cette démarche des familles des victimes, les responsables de la marine marchande du Littoral. Ces parents endeuillés disent vouloir des éclaircissements sur les causes et les circonstances de ce naufrage qui a couté la vie à 9 personnes, parmi lesquelles 5 camerounais dont Marcel Mbella le commandant du bateau ; 2 Ghanéens et 2 personnes non identifiées. Selon certaines informations, ladite plainte pointe un doigt accusateur sur l’équipage, ainsi que sur certains responsables de la marine marchande.

Les plaignants veulent par exemple qu’on établisse le degré d’implication des membres du service d’inspection de la marine marchande dans ce drame, puisque selon certaines informations, le navire était surchargé et ne présentait pas toutes les garanties de sécurité. Une situation qui soulève de nombreuses questions sur le rôle joué par les agents d’inspection de la marine marchande pour le Littoral. Au sein de l’opinion, la question qui revient sur toutes les lèvres est celle de savoir comment on a pu laisser un tel bateau mener des activités. Sur les ondes d’une radio urbaine à Douala, Marcel Bidja, le représentant des commerçants de Libreville à Douala, avait fustigé l’état défectueux de ce bateau et précisé que le commandant avait promis au commerçants que ce navire devait subir dans un bref délai une révision générale. Des propos qui, s’ils sont exacts, confortent l’hypothèse largement partagée et selon laquelle l’état défectueux dudit bateau est en grande partie responsable de cette tragédie, qui en plus des personnes disparues a engendré des pertes matériels, estimés par les commerçants à 300 millions de F Cfa.

Les familles suspectes en effet la négligence voire même une connivence du propriétaire du navire avec des responsables de la marine marchande camerounaises.  Les commerçants affirment en effet que ce genre d’incident se miltiplie ces dernières années et se produit assez souvent. Déjà en 2009 et 2013, l’on a enregistré des naufrages de navires sur les eaux camerounaises. Et à chacune de ces tragédies, les mêmes reproches avaient été faites, sans pour autant que les autorités prennent des mesures énergétiques pour limiter ce type d’accident. Le naufrage du 18 septembre dernier illustre à suffisance que les autorités n’ont pas prises très au sérieux tous ces appels de détresse. Le vœu formulé par les familles est de voir les pouvoirs publics prendre le taureau par les cornes afin que pareil accident ne se produisent plus. Si elles y parviennent, la disparition de leurs proches aura servie au moins à changer la donne.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)