Municipales et législatives : Deux urnes cassées au bureau de vote de Ndong-bong

L’auteur de cet incident, Serge Simon Soho, déplorait l’absence des bulletins de vote de l’Union des populations du Cameroun (Upc) dans le bureau de vote C du centre de Ndog-Bong à Douala.

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C’est le grand jour tant attendu. 30 septembre 2013. C’est jour des élections. Les Camerounais doivent élire leurs futurs conseillers municipaux, maire et député de la nation. Au centre de vote de Ndong-bong à Douala, les électeurs se succèdent, depuis 8 heures, pour accomplir leur devoir citoyen. Tout semble bien se déroulé. Aux environs de 11h30, tout bascule avec l’arrivée dans la salle, d’un militant de l’Union des populations du Cameroun (Upc), le plus vieux parti politique camerounais. Serge Simon Simon Soho déplore l’absence du bulletin de vote de son parti politique. Dans les réclamations qu’il juge logique, l’infortuné a cassé deux urnes destinées à recevoir le choix des électeurs. « Il a posé cet acte parce qu’il a estimé inacceptable que les bulletins de son parti aux législatives soient absents dans ce bureau de vote depuis le début des élections. Ce qui est anormal », justifie Lucien, candidat figurant sur la liste dudit parti. Dans la foulée, d’autres électeurs ont réclamé l’annulation des élections dans ce bureau de vote.

Selon dame Essombè Béatrice, électrice, « cette découverte et dénonciation devaient se faire depuis le matin, à l’ouverture des bureaux de vote, si ce parti politique que nous respectons beaucoup pour son ancienneté au Cameroun avec des scrutateurs. Ça manque de l’organisation chez eux et salit leur image maintenant. On est obligé d’attendre parce que les élections sont arrêtées ici ». Tout comme les autres témoins de la scène, Essombè Béatrice nous certifie que les urnes cassées dans la brouille ont été remplacées par deux nouvelles urnes. Quant Serge Simon Soho, inscrit au N°275 dans ce centre de vote de Ndong-bong comptant six bureaux de vote, il a été conduit immédiatement au Commissariat du 10e arrondissement de la ville de Douala. Joint au téléphone, le militant ne nie pas les faits. Cependant, il estime qu’on « me prive de mon droit de vote ». Après cet incident, l’effectif des forces de l’ordre ont augmenté dans ce bureau de vote. Est-ce pour influencer ou maitriser les « révoltés » en cas d’incident ? Aucune réponse ne sera donnée au reporter.

Après moult transactions, les votes ont repris aux environs de 12h. Tout se jouera probablement au niveau de la Cour Suprême siégeant comme Conseil constitutionnel au Cameroun. Signalons que l’Union des populations du Cameroun compétait dans la circonscription de Douala 5e avec pour tête de liste, Adolphe Papy Ndoumbè, aux municipales comme aux législatives.

Frank William BATCHOU