Montréal : le festival Nuits d’Afrique fête ses 30 ans avec Manu Dibango

Le musicien camerounais Manu Dibango, papi de la musique africaine. | Illustration/DR
Le musicien camerounais Manu Dibango, papi de la musique africaine. | Illustration/DR

L’événement montréalais en pleine expansion a rendu hommage à Manu Dibango, primé et célébré le temps d’un concert à guichets fermés.

Il est donc possible de rendre un public totalement hystérique en jouant une berceuse. Dès les premières notes au saxo de Soir au village, sur un simple accompagnement de clavier, les quelque 600 spectateurs du Théâtre Fairmount acclamaient Manu Dibango. Le père de la world music venait clore en personne dans une ambiance devenue électrique une soirée hommage après que la nouvelle génération de la scène montréalaise (Veeby, Elété, Rookie Rook) et l’explosive formation cubaine Proyecto Iré ont interprété ses standards.

Quelques heures auparavant, le saxophoniste franco-camerounais recevait le Prix Nuits d’Afrique pour la francophonie. C’est la première fois depuis sa création il y a 30 ans que l’événement remet une telle récompense, qui ne sera pas la dernière puisqu’elle reviendra dorénavant lors de toutes les éditions. En distinguant Manu, les organisateurs, et notamment le créateur du festival, le Canadien d’origine guinéenne Lamine Touré, ont voulu saluer sa vision rassembleuse de la Francophonie.

« Plus grand festival africain du monde »

Fédérateur, le grand Dibango l’a été une fois de plus au micro pendant le concert. S’invitant sur scène pendant le set du groupe cubain…

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