Mondial 2022 au Qatar : trois hauts dirigeants de la CAF accusés nommément de corruption – 19/05/2015

Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Issa HAYATOU | © AFP
Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Issa HAYATOU | © AFP

Au mois de juin 2014, le “Sunday Times” publiait une enquête dénonçant l’existence d’un système de pot de vin ayant conduit à l’attribution de la coupe du monde de football au Qatar. Trois hauts dirigeants sportifs africains sont désormais clairement cités par la principale accusatrice.

Un documentaire diffusé sur la chaine de télévision allemande ARD au début du mois de mai lève un peu plus le voile sur les accusations de corruption qui secouent la Fédération internationale de football association (Fifa). Phaedra Almajid, ancienne membre du comité de candidature de Qatar 2022 cite le nom de trois dirigeants du football africain qui auraient perçu des sommes d’argent pour soutenir la candidature du riche émirat du Golfe.

Sont indexés le tout puissant patron de la Confédération africaine de football (CAF), le Camerounais Issa Hayatou et deux autres grands noms du football continental, le Nigérian Amos Adamu et l’Ivoirien Jacques Anouma.

1,5 million de dollars

Chacune de ces personnalités aurait touché la coquette somme de 1,5 million de dollars censée représenter un “encouragement” financier pour leur fédération.

L’ancienne responsable de la communication du comité de candidature du Qatar assurait déjà en 2014 que la scène se serait déroulée dans un hôtel en Angola en 2010. Elle n’avait à l’époque nommé personne. Elle avait néanmoins décrit la scène dans une interview à France Football : “Une personne indique que les Qataris sont ravis de la présence d’un haut dirigeant du foot africain et qu’ils souhaitent faire bénéficier sa fédération d’un don d’un million de dollars”. Et de poursuivre : “Ce monsieur répond, sans même un regard pour le Qatari : Ah, un million de dollars… Pourquoi pas un million et demi de dollars ?” Le Qatari aurait ensuite demandé s’il pouvait compter sur son soutien. L’intéressé lui aurait assuré que c’était le cas.

Les mis en cause n’ont pour l’heure par réagi à cette charge.

Source : © Jeune Afrique

Par Edmond d’Almeida

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